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Comment utiliser l’ATR

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Parmi la pléiade d’indicateurs techniques, il en est un que j’affectionne particulièrement. Il s’agit de l’ATR ou Average True Range.

 

Qu’est-ce que l’ATR?

 

L’ATR nous donne une mesure de la volatilité historique. Autrement dit, l’ATR nous renseigne sur les amplitudes de variation des actifs, selon une période passée donnée. Il est exprimé en points, pips ou pourcentage. Il est intéressant de raisonner en pourcentages afin de pouvoir comparer les différents actifs.

 

Par exemple, si le CAC40 a bougé de 100 points sur une semaine – différence entre le plus haut et le plus bas atteints – alors sa volatilité hebdomadaire est de 100 points. Si le prix en début de semaine était de 5000 points, alors la volatilité est de: 100/5000=0.02, donc 2%.

 

L’ATR est une sorte de volatilité lissée, une moyenne de variations sur une période donnée.

 

Calcul de l’ATR

 

La plupart des plateformes de trading vous permettent d’intégrer l’ATR sur les graphiques que vous utilisez. Dans certains cas il est intéressant de savoir le calculer soi-même. Pour cela, rien de plus simple.

 

Voyons un exemple avec les données Open High Low Close mensuelles du S&P500 depuis début 2015. Nous allons donc établir l’ATR mensuel du S&P500 (on peut procéder de la même manière avec des données hebdomadaires ou journalières, etc.)
sp500
  • TR (True Range) = High – Low
Différence entre les plus haut et plus bas sur le mois.
Pour les puristes (et tenir compte des gaps haussier ou baissier à l’ouverture), le TR est en fait le Maximum entre:
               1. High(N) – Low(N)
               2. High(N) – Close(N-1)
               3. Close(N-1) – Low(N)
  • ATR mars-15 = moyenne TR (janv15-mars15)
Pour établir la première valeur ATR, nous faisons la moyenne des trois premières données TR. Ici il n’y a pas de règle, on peut choisir 2 mois, 3 mois ou plus… Dans notre exemple, on prend la moyenne des TR de janvier à mars pour avoir l’ATR de mars.
  • ATR(N) = [ ATR(N-1)+ TR(N) ]/2
Pour les ATR suivants (ici à partir d’avril-15), nous faisons la moyenne entre l’ATR du mois précédent et le TR du mois actuel. Ainsi, on lisse la moyenne.
Pour obtenir l’ATR d’un mois en pourcentage, on compare l’ATR du mois avec la valeur S&P500 d’ouverture (Open) de la période (ici 3 mois).
Par exemple, sur le mois d’avril-15, l’ATR vaut 89. Le début de période en question (3 mois) est février-15 où l’ouverture S&P500 était de 1997 points.
ATR%(avril-15) = ATR(avril-15)/Open(février-15)
ATR%(avril-15) = 89/1997
ATR%(avril-15) = 4.45%
sp500atr
On remarque ainsi qu’en début 2015, l’ATR du S&P500 oscillait dans les 4% avant d’évoluer vers les 8%. Autrement dit, la volatilité a doublé.

 

En quoi est-ce utile?

 

Volatilité et choix du sous-jacent

 

Pour générer du gain il nous faut du mouvement, des actifs qui “bougent”, et donc de la volatilité. Un trader aura donc tendance à privilégier les actifs dont la volatilité est élevée. Ce ne sera pas forcément le cas d’un investisseur.

 

Afin de choisir un actif, l’ATR est très utile. On peut ainsi comparer l’ATR (hebdomadaire par exemple) de plusieurs produits et choisir celui qui est le plus élevé (en pourcentage). Personne n’a envie de se retrouver avec une position immobile, un actif amorphe.

 

En fonction de la construction de votre portefeuille ou de vos stratégies, vous pouvez au contraire avoir besoin d’actifs moins volatiles, pour diversifier par exemple.

 

Que l’on veuille de la volatilité ou non, l’ATR nous donne une bonne indication du comportement passé de l’actif.

 

Risk Management: horizon de temps, gestion des stops

 

Autre point important: la gestion du risque et le money management.

 

En voyant l’ATR mensuel du S&P500 en date d’avril 2016, on sait qu’en moyenne, l’amplitude de variation High-Low est de 6%. Globalement on ne pourra donc pas attendre plus de 6% en termes de performance sur un mois.

 

De la même manière, il est probable que le S&P500 varie de 6% sur le mois suivant. Placer un stop inférieur à 6% ne serait donc pas approprié: il serait probablement touché dans le mois.

 

Si votre horizon de temps est plus court, il faudra étudier l’ATR hebdomadaire ou journalier et placer vos stops en conséquence.

 

Ressources:

 


 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 


Quand vendre une action

Quand vendre une action

by mmunier 7 Comments

Cet article participe à l’événement inter-blog “Quand vendre une action” organisé par Ben du blog BourseEnsemble.com.

vente action

 

Afin d’optimiser sa performance il est important de bien rentrer dans une position mais aussi d’en sortir de façon optimale. Pour une gestion type PEA ou compte-titres, et plus globalement pour les investisseurs, entrer dans une position signifie acheter un produit (actions, ETF…); en sortir signifie vendre (pour fermer la position). On ne parle donc pas ici de vente à découvert.

 

Alors quand vendre une action?

 

Tout dépend de la stratégie globale que vous avez adoptée en achetant l’action: optique long-terme couplée aux dividendes, analyse technique (indicateurs, charts…), fondamentale, sentimentale (“je kiffe cette boîte”)…

 

Cependant, vous pouvez très bien mélanger les plaisirs, par exemple acheter fondamental et vendre technique (correction de 15 % par exemple). Savoir quand vendre une action dépend aussi de votre profil, si vous êtes plutôt trader ou investisseur.

 

Dans tous les cas, il n’y a pas vraiment de “meilleur moment” pour vendre une action et il est préférable de ne pas chercher à “vendre au sommet” (de même qu’il est dangereux d’acheter au “plus bas”…).

 

Rappel: rien n’est jamais cher, rien n’est jamais bon marché.

 

 

Il est toutefois recommandé de se fixer des règles concrètes afin d’automatiser au plus ses prises de décision.

 

Hypothèses

 

  1. Lorsqu’on demande “quand vendre une action?”, on parle d’un titre d’entreprise et les actions correspondantes achetées. On prend l’hypothèse que vendre une action signifie vendre la totalité des actions détenues. Ainsi il ne s’agit pas d’alléger ou de rééquilibrer son portefeuille et vendre une partie des actions d’une entreprise, mais bien de tout liquider.
  2. On parle bien de vendre une action après l’avoir achetée, et donc de fermer une position. On ne parle pas de vente à découvert pour ouvrir une position.

 

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Vendre en fondamental

 

Imaginons que vous ayez acheté une action en fonction de bons indicateurs financiers, comme le PER ou d’autres que vous suivez. Si au bout de quelques mois/années ces indicateurs se dégradent, vous pouvez décider de vendre.

 

De même, si votre vue macroéconomique change et que les actions achetées représentaient cette vue, vendez!

 

De façon globale, si les raisons qui vous ont poussé à acheter ne sont plus valables, vendez.

 

Rappel: ne jamais tomber amoureux de ses positions!

 

 

Vendre en technique

 

Quelle que soit la stratégie d’achat (technique, fondamentale, etc.), vous pouvez décider de vendre en suivant des indicateurs graphiques ou techniques.

  • Exemple: si le cours de l’action passe en-dessous d’un support important, je vends l’action.
  • Exemple: si le RSI (Relative Strength Index) hebdomadaire passe en-dessous de 50, je vends l’action.
  • Exemple: si le cours de l’action passe en-dessous d’une moyenne mobile long-terme… etc.

 

Vendre en fonction de ses objectifs de gain ou de perte

 

Là aussi c’est assez clair et ça a l’avantage d’être précis, normalement.

 

En achetant l’action vous avez fixé un stop-loss à x% et un objectif à y%.

Si votre stop est touché ou que votre objectif est atteint, vous vendez! Simple!

 

La stratégie peut également être d’utiliser un stop traînant (suiveur). Dans ce cas vous “laissez couler” le cours de l’action jusqu’à ce qu’il y ait une correction d’un certain pourcentage que vous définissez et qui est reflété par le stop traînant. Souvent vous ne pourrez pas définir de pourcentage en soi mais un nombre de points… à vous de le calculer régulièrement et de mettre à jour le stop traînant.

 

Stratégie dividendes

 

Si la stratégie initiale est basée sur du long-terme et qu’il s’agit de toucher les dividendes de façon régulière, il est évident que vous allez garder l’action le plus longtemps possible. Malgré tout, on pourrait être tenté de vendre dans plusieurs cas:

 

  • Rendement du dividende en constante baisse (attention, ça ne veut pas dire que l’entreprise va mal…)
  • Entreprise en faillite ou qui accumule les problèmes
  • Bonne performance de l’action qui vous permet d’empocher une plus-value

 

Se poser une question

 

Avant de vendre une action posez-vous cette question: si je ne détenais pas cette action, est-ce que je l’achèterais maintenant, dans les conditions actuelles? Est-ce que je l’achèterais en technique, en fondamental, parce que c’est une “bonne boîte” (qu’est-ce qu’une bonne boîte?)…

 
  • Si oui: ne vendez pas.
  • Si non: vendez.

Bah ouais c’est pas compliqué…

 

A NE PAS FAIRE

 

  1. Vendre quand le cours est haut: qu’est-ce que “haut” ou “élevé” veut dire??? Je le répète, rien n’est jamais cher.
  2. Avoir une vue trop courte: cela dépend bien sûr de votre stratégie initiale mais vous avez tout à gagner en raisonnant sur le long-terme.
  3. Avoir peur des fluctuations, de la volatilité: le marché monte et descend à sa guise… d’où la nécessité d’avoir des règles précises de vente. Si vous avez fixé un stop traînant à 20%, ne paniquez pas quand l’action perd 10%… mais surtout vendez si la perte atteint 20% (c’est un exemple).
  4. Vendre et racheter: une fois vendue, n’allez pas racheter l’action quelques jours plus tard, même si ça remonte! Passez à autre chose, attendez quelques semaines, quelques mois…
  5. Tomber amoureux de sa postion, de son action: à moins que vous n’investissiez à très long-terme (et encore…), garder une action à tout prix (c’est le cas de le dire…) ne sera pas rentable. Rappel: le marché à toujours raison.

 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

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Voici la liste des participants à l’événement inter-blog “Quand vendre une action”:

Conséquences du bid-ask spread

Conséquences du bid-ask spread

bidask4

Qu’est-ce que le bid-ask spread?

 

Aussi appelé bid-offer spread, c’est la différence entre le prix d’achat et le prix de vente du market-maker, c’est-à-dire celui qui fait ou publie le prix (votre broker). De manière plus classique, ces prix viennent de deux personnes différentes. Le bid (demande) est le prix le plus haut qu’un acheteur est prêt à payer. L’ask (offre) est le prix le plus bas où le vendeur est prêt à vendre.

 

En tant que trader particulier, vous allez vendre au bid et acheter à l’offre (ask).

 

En cas de doute, dites-vous que vous avez toujours le prix le moins bon quoi que vous fassiez! Vous allez acheter au plus cher et vendre au moins cher…

 

Ce bid-ask spread a plusieurs conséquences.

 

Conséquence sur l’entrée du trade

 

La conséquence immédiate de ce spread est la suivante: dès que vous entrez dans un trade, vous serez perdant.

 

Prenons l’exemple ci-dessous:
CAC40 bid 4932 – 4936 ask

bidask2

Si vous achetez 1 lot à 4936, votre perte instantanée sera de 40 EUR, car si vous voulez fermer votre position, vous devrez vendre à 4932 (sans même parler de la commission, qui peut très bien être de 10 EUR par lot, dans ce cas c’est une perte de 50 EUR immédiate).

 

Pour 10 lots achetés (ou vendus), ce sera 400 EUR de perte directe… (plus la com)

 

Rappel: Pour 1 lot de CAC40, 1 point = 10 EUR 
(voir l’article Comment calculer la valeur du tick)

 

Dans le cas précédent, il faudra attendre un mouvement de marché de 4 points (dans votre sens) afin d’être neutre et de plus de 4 points avant d’être positif.

 

Vous voyez qu’un spread qui n’a l’air de rien peut vite devenir dangereux selon la taille de votre compte et le volume que vous traitez.

 

Conséquence sur le niveau du stop

 

Rappelez-vous: quoi que vous fassiez vous serez exécutés (votre ordre hein… pas vous) au pire prix!

 

Hypothèse:
Vous avez acheté un lot de CAC40 à 5100.
Vous avez placé votre stop à 5050.

 

Lorsque que le bid-ask du marché sera à [5050 – 5052], votre ordre stop sera exécuté à 5050. En effet, si vous êtes long, vous devez vendre pour fermer la position. Vous vendez alors à 5050.

 

Là encore ça n’a l’air de rien, mais attention aux spreads variables et overnight.

 

Spreads variable, fixe, overnight

bidask3

En général vous verrez le bid-ask bouger constamment. Sur certains produits, en fonction des courtiers, il peut être fixe.

 

Dans l’exemple du CAC40 précédent, la chose suivante peut très bien arriver: votre stop est à 5050, le marché est à [5052 – 5054]… Tout d’un coup le bid descend sans crier garde, l’offre restant au même niveau: [5050 – 5054]. Votre stop est touché! Puis le marché revient tranquillement à [5052 – 5054]…

 

Pour nos amis les scalpeurs, ça peut vite devenir insupportable!

 

Lorsque vous gardez des positions pour le lendemain, les bid-ask spreads doublent ou triplent la nuit… Un spread de 5 points peut très bien se transformer en 20 points à 23h.

 

Un conseil: en cas de position overnight, et si votre stop n’est pas très loin du marché… déplacez-le ou enlevez-le carrément…

 

Conséquence sur l’horizon de temps

 

Nous avons vu que dès l’entrée dans le trade nous avons une perte immédiate. Selon les produits, les spreads seront plus ou moins grands (des paires de devises exotiques par exemple). Si le produit en question a une volatilité faible, il vous faudra attendre longtemps avant d’être positif, dans le cas où le marché va dans votre sens… Un marché qui ne bouge pas, avec des spreads importants, est un calvaire absolu à traiter, notamment pour des trades court-terme.

 

Il faut donc bien avoir en tête qu’en fonction des bid-ask spreads il faut laisser le temps au marché de bouger…

 

Comment calculer la valeur du tick

Comment calculer la valeur du tick

by mmunier 2 Comments

Avant d’entrer dans une position, il est impératif de savoir:

  • Combien vaut 1 pip ou tick ou point, c’est-à-dire combien je gagne ou je perds pour une variation de prix de 1 pip ou tick ou point.
  • Combien je peux perdre au plus si mon stop est touché (en valeur nette et par rapport à mon capital).
  • Quelle est la valeur de contrat du produit traité.
  • Quelle est mon exposition, c’est-à-dire la taille de ma position par rapport à la taille de mon capital, ou du montant total que je peux traiter avec le levier.

Nous allons nous intéresser ici aux deux premiers points.

tictac

 

Qu’est-ce qu’un pip, un tick, un point?

Un tick est la plus petite variation de marché possible.

La taille du tick du #DAX30 est de 0.5 – Exemple: de 12006.5 à 12007.0
La taille du tick du #NASDAQ100 est de 0.25 – Exemple: de 4367.25 à 4367.50

Le pip, utilisé en forex, est l’équivalent du tick.
Le pip du #EURAUD est 0.0001 – Exemple: de 1.3755 à 1.3754

Un point est la plus petite variation de marché possible “à gauche de la décimale”.
Sur le #DAX30, le tick est de 0.5 et un point égale 2 ticks.
Sur le #NASDAQ100, le tick est de 0.25 et un point égale 4 ticks.

 

Comment calculer la valeur du tick?

 

Sur votre plateforme de trading ou le site de votre courtier on vous donnera le détail de chaque produit, notamment la taille du tick, la valeur du tick (pour un lot), la taille d’un lot, etc.

La valeur du tick est:

Valeur(tick) = Taille(tick) x Taille(1 lot) x Volume

Exemple #DAX30

Taille(tick) = 0.5 (à vérifier dans les spécifications du produit)
Taille(1 lot) = 25 EUR (à vérifier dans les spécifications du produit)
Volume = c’est le volume que vous souhaitez traiter: 1 pour 1 lot, 0.1 pour 0.1 lot…

On a donc la valeur du tick sur le #DAX30, pour 1 lot traité:

Valeur(tick) = 0.5 x 25 x 1 = 12.5 EUR

On a donc la valeur du tick sur le #DAX30, pour 0.2 lot traité:

Valeur(tick) = 0.5 x 25 x 0.2 = 2.5 EUR

ATTENTION à la devise: elle correspond à la devise du produit traité. Ainsi, sur un produit en dollars, la valeur du tick sera en dollars.

Exemple E-mini #SP500 pour 1 lot traité

Taille(tick) = 0.25 (à vérifier dans les specs du produit)
Taille(1 lot) = 50 USD (à vérifier dans les specs du produit)

Valeur(tick) = 0.25 x 50 x 1 = 12.5 USD = 11.36 EUR

(en prenant EURUSD=1.10)

Exemple E-mini #SP500 pour 0.3 lot traité

Valeur(tick) = 0.25 x 50 x 0.3 = 3.75 USD = 3.41 EUR

(en prenant EURUSD=1.10)

Exemple pétrole #WTI pour 1 lot traité

Taille(tick) = 0.01 (à vérifier dans les specs du produit)
Taille(1 lot) = 1000 Barrels (à vérifier dans les specs du produit)

Valeur(tick) = 0.01 x 1000 x 1 = 10 USD = 9.09 EUR

(en prenant EURUSD=1.10)

Exemple #EURAUD pour 1 lot traité

Taille(tick) = 0.0001 (à vérifier dans les specs du produit)
Taille(1 lot) = 100000 EUR (à vérifier dans les specs du produit)

Valeur(tick) = 0.0001 x 100000 x 1 = 10 AUD = 7.14 EUR

(en prenant EURAUD=1.40)

 

Comment calculer son stop?

Nous allons prendre les données suivantes comme exemple.

Produit traité: #DAX30
Volume traité: 0.1 lot
Capital: 10000 euros
Risk max par trade: 5%

Grâce aux calculs précédents, nous avons:

Valeur(tick) = 1.25 EUR

1 tick (mouvement de 0.5) = 1.25 EUR
1 point (2 ticks) = 2.50 EUR

Nous voulons perdre au maximum 5% du capital: 10000 x 5% = 500 EUR

Cela correspond à:

\frac{500}{2.50} = 200 points du #DAX30

Si j’achète le #DAX30 à 12000, je mets mon stop à 12000 – 200 = 11800 points !
Si je vends le #DAX30 à 12000, je mets mon stop à 12000 + 200 = 12200 points !

Dans ces deux cas, si mon stop est touché, je vais perdre 500 EUR (dans l’hypothèse d’une exécution parfaite au prix établi).

 

Comment calculer le volume à traiter à partir du stop?

 

Dans de nombreux cas, il est préférable et recommandé de connaître le niveau du stop (en termes de prix de marché) avant de s’occuper du volume que l’on va mettre sur la position.

Que ce soit à l’aide de l’analyse technique, fondamentale, de la volatilité, de votre gestion du risque, avec une boule de cristal, ou autre… vous arriverez à un niveau de stop.

Prenons l’exemple suivant:

Produit traité: #DAX30
Volume traité: ???
Capital: 10000 euros
Risk max par trade: 5%
Niveau d’entrée: 12250 points
Sens: LONG (on veut acheter)

Grâce à votre analyse infaillible, imaginons que vous en déduisez un stop à 11900 points. Quelle est la taille que vous allez mettre sur ce trade?

Procédons étape par étape:

Entrée: 12250
Stop: 11900
Différence: 12250-11900 = 350 points

Au passage, cela fait une variation de marché de:  \frac{350}{12250} = 2.86\%

Le risque maximum souhaité est toujours de 5% de votre capital: 500 EUR

On en déduit la valeur du point (et du tick) maximale:

\text{Valeur(point)} = \frac{500}{350} = \text{1.43 EUR}
Valeur(tick) = 0.715 EUR

Maintenant, reprenons la formule du début:

Valeur(tick) = Taille(tick) x Taille(1 lot) x Volume

Pour rappel, sur le #DAX30:
Taille(tick) = 0.5
Taille(1 lot) = 25 EUR

On en déduit le volume à traiter:

Volume = \frac{Valeur(tick)}{Taille(tick) \times Taille(1 lot)}

Volume = \frac{0.715}{0.5 \times 25}

Volume = 0.0572 lot

Récapitulons

  • En achetant 0.0572 lot de #DAX30, et en mettant mon stop à 11900 points, je vais perdre au maximum 500 EUR (5% de mon capital) si mon stop est touché.
  • Si le volume minimum autorisé par votre plateforme/broker est de 0.1 lot, il ne faut pas entrer dans ce trade.
  • Si vous souhaitez tout de même acheter 0.1 lot, il faudra recalculer le niveau de votre stop afin de rester dans la limite des 5% (à vous de fixer ce pourcentage).

 

Conclusion

 

  • Vous devez vous fixer une limite de perte maximale par rapport à votre capital (par trade et sur le portefeuille global).
  • Il faut absolument faire ces calculs AVANT d’entrer dans la position. Une fois la position ouverte, vous n’aurez jamais le temps, la patience ou l’envie de faire ces calculs. Il faut le faire avant.
  • Utilisez une spreadsheet Excel, faites vos calculs et formules une fois pour toute pour chaque produit puis ré-utilisez-les pour chaque trade.

 

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Comment évaluer la performance en trading

Comment évaluer la performance en trading

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perf

Qu’est-ce que la performance? Qu’appelle-t-on Profit and Loss? Que veut dire battre le marché? Comment évaluer la performance en trading?

Nous allons essayer de répondre à ces questions.

 

Performance et P/L

 

Prenons l’exemple d’un actif acheté à 5000 points, revendu à 5200 points.

 

  • Le marché a bougé de 4%: (5200-5000)/5000 = 0.04
  • Le trader a donc réalisé 4% de performance, à comparer au 4% du marché.
Ce n’est pas son P/L. Ses gains, son “profit”, dépendent du volume traité.

 

Hypothèse: Capital de 10,000 EUR

 

Cas n°1: 1 lot de CAC40 traité.
+/- 10 EUR par point >>> 200 points = 2000 EUR (gain)
En pourcentage, son profit est donc de 2000/10000= 0.20 >>> 20% !

 

Cas n°2: 0.1 lot de CAC40 traité.
+/- 1 EUR par point >>> 200 points = 200 EUR (gain)
En pourcentage, son profit est donc de 200/10000= 0.02 >>> 2% !

(voir l’article Comment calculer la valeur du tick )

On voit donc que pour une même performance “marché” de 4%, le gain (cash) en pourcentage varie en fonction du capital et du volume traité. Dans tous les cas, c’est-à-dire quel que soit le capital ou le volume traité, la performance est de 4% dans cet exemple.

 

On juge un trader ou un investisseur sur sa capacité à générer ce qu’on appelle de l’alpha, c’est-à-dire une performance au-delà de la performance du marché. Dans l’exemple précédent, il n’y a pas d’alpha généré car la performance de 4% est celle du marché.

 

Battre le marché

 

“Battre le marché” signifie générer de l’alpha. Dans l’exemple précédent où 20% ont été “gagnés” par rapport au capital initial, la performance en prix de marché est de 4%, donc pas d’alpha.

 

Prenons une stratégie où le trader achète quelques titres du CAC40, qui sur la même période observée, génèrent une performance de 10%, là où le CAC40 a fait 4%. Alpha = 10% – 4% = 6%.

 

Peu importe le capital de ce trader et les tailles traitées, sa performance est de 10%, en générant 6% d’alpha. Il a ainsi “battu” le marché. Si ses actions avaient eu une performance de 3%, il aurait “sous-performé” de 1%, et donc été battu par le marché.

 

Pourquoi faire la différence est important

 

En tant que particulier qui veut gagner de l’argent, ce qui importe est non pas la performance en termes de prix (marché) mais bien le PnL, c’est-à-dire les gains ou pertes réels. Un trader ou un investisseur qui met 5000 euros sur la table et qui arrive à générer 500 euros de profit, vient de se faire 10%, peu importe les variations de marché.

 

Prenez maintenant des sociétés de gestion ou de trading qui vendent des fonds, des produits, des systèmes etc. Ces entités vont vous parler de “Performance en 2012 de 35%, en 2013 de 40%…”

 

DE QUELLE PERFORMANCE S’AGIT-IL ?!? 

 

Encore une fois, si je vais de 5000 à 7000 euros, je fais du 40%!
Si je vais de 1,000,000 à 1,050,000 euros, je fais du 5%!

 

Ce qui importe c’est de connaître la performance des actifs traités, notamment par rapport au marché. Il faut aussi prendre en compte le risque pris pour générer ces profits, on s’intéressera alors au Sharpe Ratio.

 

En résumé

 

  • Performance = [(prix de sortie) – (prix d’entrée)] / (prix d’entrée)
  • Profit and Loss = Performance x Volume traité
  • PnL (en %) = PnL (en cash) / Capital

 

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Comment choisir un super broker?

Comment choisir un super broker?

by mmunier 1 Comment

Comment choisir un broker super cool et pas truand?

Je ne citerai pas de broker, ne donnerai aucun nom, ne conseillerai aucune plateforme. Je laisse ça aux marchands de tapis. La plupart des brokers sont très mauvais et vont vous entuber par un moyen ou un autre. Ceci étant dit, nous n’avons pas le choix, il faut bien passer par ces intermédiaires afin de traiter certains produits.

 

CADEAU !

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Comment les brokers se font de l’argent?

 

  • Commissions sur les transactions: fixe ou proportionnel au volume traité.
  • Frais divers et variés: dépôt ou retrait d’argent etc.
  • Bid-Ask spread: selon les produits, ce spread peut être énorme.
  • Abonnement à des produits et plateformes payants.
  • Abonnement à des prix “temps réel” au lieu de prix différés.

 

Mais le point fondamental est le suivant: plus de 90% des traders indépendants perdent sur les marchés. En tant que broker il est facile d’avoir le raisonnement suivant: “Si sur tous mes clients, 90% d’entre eux perdent, alors il suffit que je prenne le risque client à mon compte, c’est-à-dire que je ne couvre pas ses positions sur le marché, pour que je gagne dans 90% des cas”. Le travail du broker est alors de savoir si un client se trouve dans la catégorie des perdants ou celle des gagnants. Pour les clients gagnants, le broker va se couvrir sur le marché interbancaire. Par conséquent le broker a beaucoup plus de travail à fournir avec les clients gagnants. Il n’a en l’occurrence aucun intérêt à les garder, si ce n’est pour les commissions.

Vous avez d’ailleurs déjà dû entendre des histoires de traders qui, dès lors qu’ils commencent à gagner, ont des problèmes avec leur broker et finissent par en changer.

 

broker

 

Produits disponibles

Il est important de bien regarder la liste de tous les produits qu’un broker vous permet de traiter, et les conditions dans lesquelles il est possible de traiter.

  • Certains produits sont payants si l’on veut des prix en “temps réel”.
  • Vous aimez le café, le cotton, le rouble? Vérifiez la liste des produits disponibles.
  • Il n’y a pas que le forex dans la vie, vérifiez les produits qui ne sont pas des paires de devises.

 

Effet de levier

Certains brokers (la plupart en fait) vous attireront avec la possibilité de traiter avec des leviers énormes, comme x300, x500… Il mettront en avant le fait de pouvoir démarrer avec “seulement 50 ou 100 euros”. Il faut savoir que pour le broker, c’est 50 ou 100 euros dans sa poche (dans 95% des cas). Un broker sérieux conseillera plutôt 10000 euros ou plus.

Les brokers parleront aussi de marge nécessaire à l’ouverture d’une position, comme “seulement 0.5%”. Il s’agit juste d’une autre manière de parler de levier. Marge de 0.5% = 1/0.5% = levier x200.

 

Régulation

Il est évident qu’un broker situé dans un paradis fiscal ou autre région lointaine non régulée peut fermer du jour au lendemain avec votre argent en poche, sans que vous puissiez y faire quoi que ce soit.

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Comparatifs de brokers

De nombreux sites vous donnent des comparatifs de brokers. Il faut savoir que ces sites gagnent des commissions si un client clique sur un lien de broker et ouvre un compte chez eux. Ces sites ne servent donc strictement à rien. Faire très attention s’ils recommandent un broker en particulier. C’est juste qu’ils ont un contrat avec eux.

Un doute? Regardez le lien internet que vous cliquez, vous verrez que l’adresse est très compliquée, avec plein de lettres et chiffres incompréhensibles: pas de doute, c’est un lien publicitaire qui fait gagner de l’argent au site qui le publie.

 

Formation de brokers

Les brokers vous apprendront à utiliser leur plateforme, à passer des ordres, etc. Très bien. Seulement ce sont, par définition, des brokers (courtiers). Ce ne sont pas des traders, ce sont des commerciaux qui vendent un produit, un service. Encore une fois, leur but est que vous deveniez un client (perdant si possible).

Si vous voulez apprendre le trading, apprenez d’un trader, avec un trader, pas d’un broker, ça n’a rien à voir. Un vendeur de ballons ou d’accessoires de foot ne vous apprend pas à jouer au foot… Un vendeur de fruits et légumes ne vous apprend pas à cuisiner.

 

Conditions de retrait de son argent

Il est en général très facile de verser de l’argent sur son compte broker. C’est souvent beaucoup plus compliqué pour le retirer: délais d’attente, somme minimum, frais de transaction, conditions farfelues… comme l’obligation de retirer d’abord la somme initialement déposée par le même mode de paiement.

Un conseil: testez toute la chaîne dépôt-trading-retrait dès le début avant de traiter des volumes plus élevés ou de simplement continuer chez un broker.

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Service Client

Où se situe-t-il? Vous parlez anglais? Ils parlent français? Ils sont joignables à tout moment?

 

Réputation?

On a vu ce qu’il s’est passé avec le franc suisse… Des brokers qu’on croyait sérieux, régulés de partout, etc. se sont fait déglinguer! Alors je n’ai absolument aucun conseil à donner à ce niveau là…

Comment gérer son stop-loss

Comment gérer son stop-loss

by mmunier 2 Comments

Comment gérer son stop-loss de façon judicieuse?

– Et toi tu le mets où ton stop?

– Eh ben j’en mets pas! ça m’évite de me torturer l’esprit et ça revient au même… je perds du fric!
– Tu le prends avec humour c’est déjà ça! Ou bien t’as les poches très profondes…
– J’ai tout essayé…
– Sur un trade? Sur 100 trades?
– J’arrête le trading, j’en peux plus!
– T’as raison, c’est le meilleur stop à mettre, celui qui te protègera le mieux, la meilleure décision à prendre.

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Confidence #1 – Le marché bouge!

 

Quelque soit le prix de l’actif à un instant donné, vous pouvez gagner en achetant ou en vendant, tout dépend de votre horizon de temps. Dans l’absolu, en prenant un horizon de temps suffisamment long, le prix sera parfois au-dessus, parfois en dessous du niveau d’entrée. Dans l’absolu un stop loss ne sert donc à rien, sinon à vous assurer de perdre de l’argent. Dans la pratique bien sûr c’est différent. Il est raisonnable d’avoir un stop sur chaque position séparément et un stop sur le portefeuille global. Afin de nous laisser le temps d’être profitable nous allons jouer sur le volume.

 

Confidence #2 – Tout est dans le volume

 

Ce qu’on apprend dans les classes prépas et même avant c’est de raisonner en termes de limites… Que fera cette fonction si telle ou telle variable tend vers l’infini ou vers 0? A priori ça ne sert pas à grand chose en trading. En prenant l’exemple précédent d’un horizon de temps suffisamment long, il est facile d’imaginer qu’en prenant une position suffisamment petite en volume, en taille, on puisse encaisser la volatilité du marché sans arrêt cardiaque. Imaginez une position infiniment petite… Dans ce cas on ne se soucierait absolument pas de la volatilité du marché, de sa direction, et on attendrait patiemment que le trade soit gagnant. Plus la taille de votre compte augmente (votre capital), plus vous pourrez vous permettre de mettre du volume sur vos positions, tout en restant conservateur. Vous pouvez garder une exposition constante (en pourcentage) en augmentant les tailles de trades, puisque votre compte s’agrandit. A l’inverse, si vous perdez et que par conséquent votre capital se réduit, il faudra réduire également le volume de vos trades.

 

Confidence #3 – Vous n’êtes pas le maître

 

Ce n’est pas à vous de décider où positionner votre stop. Laissez le marché vous le dire. Laissez la volatilité vous le dire. Placez votre stop en fonction de l’horizon de temps et de la volatilité. Seulement après définissez le volume (c’est-à-dire l’exposition) qui vous permettra de rester dans les limites de votre risk management… Me faites pas peur, vous avez défini ces limites à l’avance n’est-ce pas? Si la volatilité historique hebdomadaire de votre actif est de 5%, mettre un stop à 3% n’a pas de sens, à moins de faire du day-trading.
A NE PAS FAIRE: je veux acheter un lot de CAC40, où dois-je mettre mon stop?
A FAIRE: Si je veux acheter du CAC40, quel volume maximum dois-je engager afin qu’au pire (stop loss touché) je perde x% de mon compte, et sur quel horizon de temps minimum dois-je envisager de garder la position afin d’avoir une chance d’être profitable. Pour ce faire, analysez la volatilité historique.

 

Confidence #4 – Et les graphiques dans tout ça?

 

Pour les amoureux (pour ne pas dire autre chose) des supports, résistances et autres “breakout” de figures graphiques, établissez d’abord le niveau auquel vous voulez mettre le stop. Déduisez-en le volume à mettre sur le trade afin de rester dans les limites de votre money management. Le problème avec l’analyse technique c’est qu’il n’y a pas de valeurs exactes. Vous mettrez visuellement votre stop sur le graphique, “un peu au-dessus ou en dessous” des gros niveaux… La question est de quantifier ce “un peu”. Vous avez par exemple un support à 50. Vous mettez votre stop à 48? 47? 45?

 

Confidence #5 – Il n’y a pas de solution miracle

 

J’aimerais vous donner une recette qui marche à tous les coups mais ça n’existe pas.
Le seul conseil que je puisse vous donner: raisonnez en machine.
L’autre conseil que je puisse vous donner: utilisez le stop traînant.

 

Confidence #6 – Oh ça va c’est déjà pas mal 5!

 

Laissez vos commentaires et partagez vos idées…

 


 

Technique non recommandée #1 – Mettre le stop après

Il vaut mieux le définir avant en effet…

 

Technique non recommandée #2 – Avoir un stop “mental”

Vous savez aussi bien que moi que vous ne le respecterez pas, alors soyez honnête avec vous-même et assumez de ne pas en avoir du tout… aka technique de l’espérance aveugle.

 

Technique non recommandée #3 – Déplacer son stop quand ça va mal

Une fois votre stop établi, ne vous torturez pas l’esprit, prenez votre perte et ne pleurnichez pas.

 

Technique non recommandée #4 – Euh… je vous laisse continuer en bas dans les commentaires

 

– Alors et toi, tu le mets où ton stop?!

 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

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