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CAC40 réinvesti

CAC40 réinvesti

Le CAC40 TR (Total Return) ou GR (Gross Return) est tout simplement le CAC40 avec dividendes réinvestis. L’indice CAC40 connu de tous ne prend en compte dans son calcul que l’évolution du cours de bourse des sociétés… sans les dividendes. Le DAX allemand est par exemple calculé dividendes réinvestis. Comparer le DAX et le CAC40 “classique” n’a donc pas de sens.

Concrètement, cela change beaucoup l’allure des courbes.

Voyez plutôt les performances des deux indices:

Si on s’amuse à regarder les performances mensuelles moyennes, voilà ce que cela donne. Globalement le CAC TR a de meilleures perfs (logique). On remarque aussi qu’en mai et juin le CAC TR arrive à bien se maintenir tandis que le CAC40 est négatif.

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Corrélation WTI – S&P500

Corrélation WTI – S&P500

Voici une étude de corrélation entre le pétrole (WTI crude oil) et l’indice S&P500. Il s’agit d’une corrélation journalière, c’est-à-dire que l’on compare les variations quotidiennes des deux actifs, afin de savoir:

  • si les deux actifs évoluent dans le même sens (corrélation positive) ou pas (corrélation négative)
  • et dans quelle proportion: 100% de corrélation signifie que les actifs ont des variations identiques tandis qu’une corrélation de 0% veut dire que les actifs ne sont pas du tout corrélés!

Afin de lisser les résultats, une moyenne de ces corrélations journalières est effectuée sur 3 mois, 6 mois et 1 an.

Voici ce que l’on obtient sur une période de près de 30 ans:

correlation wti s&p500

Observation #1: ça monte!

La corrélation WTI – S&P500 augmente avec le temps! Cela est représenté par la moyenne linéaire globale (trait rouge foncé).

En date de début mars 2016, voici les corrélations moyennes sur 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans et totale (30 ans):

correl_wti_sp

On remarque ainsi l’accélération sur 2 ans (de 30% à 47%) et globale.

Observation #2: trois phases

 

  • Pendant près de 20 ans, de 1988 à 2008, la corrélation oscillait entre -20% et +20%
  • Durant la période 2009-2013, on était dans la zone [40%, 60%] avec des incursions vers les 80%
  • Depuis 2013, la corrélation a baissé dans les 20% avant de repartir à la hausse

 

Observation #3: volatilité

Dans toutes les périodes, on remarque une forte volatilité de la corrélation WTI – S&P500. La moyenne sur 3 mois (courbe bleue claire) le montre bien. Même si sur un an on est dans les 20%, la moyenne sur 3 mois peut aller à 0% ou être fortement négative comme en 2011.

 

correlation wt s&p500

 

A quoi ça sert?

Tout cela est bien joli mais à quoi cette corrélation peut-elle bien nous servir?

  • Portfolio management/Risk Management

Avec une corrélation positive, les deux actifs “vont dans le même sens”, quand l’un monte, l’autre monte aussi. Si nous sommes SHORT sur le pétrole par exemple (vente à découvert), et que nous avons également une position vendeuse sur l’indice S&P500, cela va augmenter notre risque, nous serons doublement exposé en cas de corrélation positive. Dans ce cas, pour se couvrir, il vaut mieux être LONG un des actifs et SHORT de l’autre.

Vous allez me dire, “Oui mais je pense que les deux vont descendre” (ou monter)… Certes, j’entends bien. Mais si le marché va contre vous, il ira contre vos deux positions.

En revanche, si l’on se place dans le cas d’une corrélation négative (si un actif monte, l’autre descend) alors il faudra acheter les deux ou vendre les deux afin de se couvrir.

  • Diversification

Imaginons que vous vouliez investir 1000 euros. Vous voulez acheter le S&P500. Mettre la totalité de votre investissement sur un actif est risqué. Pour le trading, idem. En cas de corrélation positive, il est préférable de mettre une partie du capital sur le S&P500 et le reste sur un actif corrélé, le pétrole par exemple.

Ces stratégies de diversification et d’étalement du risque sont largement employées par les gérants de portefeuille.

Voici un article de Morningstar qui reprend des exemples de corrélation.

 

ATTENTION!

Ces corrélations sont lissées, ce sont des moyennes sur plusieurs mois, plusieurs années… Afin de baser des stratégies d’investissement ou de trading sur ces corrélations, il faudra se positionner sur des horizons de temps plus ou moins longs!

Utiliser un stock screener

Utiliser un stock screener

by mmunier 1 Comment

Pourquoi utiliser un stock screener?

Un élément essentiel à la sélection de titres est l’utilisation d’un stock screener ou market screener. Mais pourquoi en utiliser un? D’ailleurs, je connais très bien Renault (ils font des voitures), LVMH (ils font des sacs marrons) et même Bouygues (ils font du BTP et des télécoms… c’est bien ça?). Je connais ces marques, ils font des milliards de chiffre d’affaire, alors hop j’en achète avec mon PEA! Ca y est je suis un investisseur aguerri! Bon, c’est une caricature bien sûr… L’intérêt principal d’un tel outil est de savoir pourquoi on achète telle ou telle entreprise, et souvent, pourquoi on ne l’achète pas. Cela permet prendre des décisions basées sur des chiffres, des données réelles, et non notre simple flair extraordinaire.

 

Comment utiliser un stock screener?

Une fois votre stratégie de trading ou d’investissement établie, vous sélectionnez les meilleurs titres qui vont vous permettre de mettre en place votre vision de marché, grâce à des critères divers et variés (Price/Earning, capitalisation, secteur, performance, dividende…). Il existe une multitude de choix et de catégories de sélection, cela permet de comparer les entreprises et de les acheter (ou vendre) en connaissance de cause, et non au feeling…

 

On peut aussi se baser uniquement sur ces critères de sélection afin de trouver les “meilleures” actions, avec les meilleurs ratios, les titres de “valeur” ou de “croissance”, etc. On parle alors de “stock picking”.

 

Il existe une multitude d’outils de ce type, en voici quelques-uns (cliquez sur les images afin d’être rediriger vers les sites).

 

 stock screener finviz
stock screener ft
stock screener google
investing
stock screener marketwatch
stock screener msn
stock screener reuters
stock screener yahoo
stock screener zacks

 

stock screener zonebourse


 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 


Quand vendre une action

Quand vendre une action

by mmunier 7 Comments

Cet article participe à l’événement inter-blog “Quand vendre une action” organisé par Ben du blog BourseEnsemble.com.

vente action

 

Afin d’optimiser sa performance il est important de bien rentrer dans une position mais aussi d’en sortir de façon optimale. Pour une gestion type PEA ou compte-titres, et plus globalement pour les investisseurs, entrer dans une position signifie acheter un produit (actions, ETF…); en sortir signifie vendre (pour fermer la position). On ne parle donc pas ici de vente à découvert.

 

Alors quand vendre une action?

 

Tout dépend de la stratégie globale que vous avez adoptée en achetant l’action: optique long-terme couplée aux dividendes, analyse technique (indicateurs, charts…), fondamentale, sentimentale (“je kiffe cette boîte”)…

 

Cependant, vous pouvez très bien mélanger les plaisirs, par exemple acheter fondamental et vendre technique (correction de 15 % par exemple). Savoir quand vendre une action dépend aussi de votre profil, si vous êtes plutôt trader ou investisseur.

 

Dans tous les cas, il n’y a pas vraiment de “meilleur moment” pour vendre une action et il est préférable de ne pas chercher à “vendre au sommet” (de même qu’il est dangereux d’acheter au “plus bas”…).

 

Rappel: rien n’est jamais cher, rien n’est jamais bon marché.

 

 

Il est toutefois recommandé de se fixer des règles concrètes afin d’automatiser au plus ses prises de décision.

 

Hypothèses

 

  1. Lorsqu’on demande “quand vendre une action?”, on parle d’un titre d’entreprise et les actions correspondantes achetées. On prend l’hypothèse que vendre une action signifie vendre la totalité des actions détenues. Ainsi il ne s’agit pas d’alléger ou de rééquilibrer son portefeuille et vendre une partie des actions d’une entreprise, mais bien de tout liquider.
  2. On parle bien de vendre une action après l’avoir achetée, et donc de fermer une position. On ne parle pas de vente à découvert pour ouvrir une position.

 

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Vendre en fondamental

 

Imaginons que vous ayez acheté une action en fonction de bons indicateurs financiers, comme le PER ou d’autres que vous suivez. Si au bout de quelques mois/années ces indicateurs se dégradent, vous pouvez décider de vendre.

 

De même, si votre vue macroéconomique change et que les actions achetées représentaient cette vue, vendez!

 

De façon globale, si les raisons qui vous ont poussé à acheter ne sont plus valables, vendez.

 

Rappel: ne jamais tomber amoureux de ses positions!

 

 

Vendre en technique

 

Quelle que soit la stratégie d’achat (technique, fondamentale, etc.), vous pouvez décider de vendre en suivant des indicateurs graphiques ou techniques.

  • Exemple: si le cours de l’action passe en-dessous d’un support important, je vends l’action.
  • Exemple: si le RSI (Relative Strength Index) hebdomadaire passe en-dessous de 50, je vends l’action.
  • Exemple: si le cours de l’action passe en-dessous d’une moyenne mobile long-terme… etc.

 

Vendre en fonction de ses objectifs de gain ou de perte

 

Là aussi c’est assez clair et ça a l’avantage d’être précis, normalement.

 

En achetant l’action vous avez fixé un stop-loss à x% et un objectif à y%.

Si votre stop est touché ou que votre objectif est atteint, vous vendez! Simple!

 

La stratégie peut également être d’utiliser un stop traînant (suiveur). Dans ce cas vous “laissez couler” le cours de l’action jusqu’à ce qu’il y ait une correction d’un certain pourcentage que vous définissez et qui est reflété par le stop traînant. Souvent vous ne pourrez pas définir de pourcentage en soi mais un nombre de points… à vous de le calculer régulièrement et de mettre à jour le stop traînant.

 

Stratégie dividendes

 

Si la stratégie initiale est basée sur du long-terme et qu’il s’agit de toucher les dividendes de façon régulière, il est évident que vous allez garder l’action le plus longtemps possible. Malgré tout, on pourrait être tenté de vendre dans plusieurs cas:

 

  • Rendement du dividende en constante baisse (attention, ça ne veut pas dire que l’entreprise va mal…)
  • Entreprise en faillite ou qui accumule les problèmes
  • Bonne performance de l’action qui vous permet d’empocher une plus-value

 

Se poser une question

 

Avant de vendre une action posez-vous cette question: si je ne détenais pas cette action, est-ce que je l’achèterais maintenant, dans les conditions actuelles? Est-ce que je l’achèterais en technique, en fondamental, parce que c’est une “bonne boîte” (qu’est-ce qu’une bonne boîte?)…

 
  • Si oui: ne vendez pas.
  • Si non: vendez.

Bah ouais c’est pas compliqué…

 

A NE PAS FAIRE

 

  1. Vendre quand le cours est haut: qu’est-ce que “haut” ou “élevé” veut dire??? Je le répète, rien n’est jamais cher.
  2. Avoir une vue trop courte: cela dépend bien sûr de votre stratégie initiale mais vous avez tout à gagner en raisonnant sur le long-terme.
  3. Avoir peur des fluctuations, de la volatilité: le marché monte et descend à sa guise… d’où la nécessité d’avoir des règles précises de vente. Si vous avez fixé un stop traînant à 20%, ne paniquez pas quand l’action perd 10%… mais surtout vendez si la perte atteint 20% (c’est un exemple).
  4. Vendre et racheter: une fois vendue, n’allez pas racheter l’action quelques jours plus tard, même si ça remonte! Passez à autre chose, attendez quelques semaines, quelques mois…
  5. Tomber amoureux de sa postion, de son action: à moins que vous n’investissiez à très long-terme (et encore…), garder une action à tout prix (c’est le cas de le dire…) ne sera pas rentable. Rappel: le marché à toujours raison.

 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 

Voici la liste des participants à l’événement inter-blog “Quand vendre une action”:

Etes-vous trader ou investisseur?

Etes-vous trader ou investisseur?

by mmunier 2 Comments

Ce n’est pas très important. J’ai envie de dire peu importe le vocabulaire, pourvu qu’on ait l’ivresse… Seulement si vous vous amusez à acheter et à vendre à tout va, même des actions, ne dites pas que vous êtes investisseur.

 

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Jesse Livermore et Warren Buffett

 

Définitions

Demandons à Wikipedia son avis.

  • “Un investisseur est un particulier qui investit sur les marchés financiers ou une personne morale qui apporte des capitaux stables à une entreprise. Communément, un investisseur vise le long terme plutôt que le court terme.”
  • “Un opérateur de marché ou opérateur financier, plus communément appelé trader, est un négociateur de produits financiers. Il intervient sur les marchés organisés ou de gré à gré. Cependant, certains particuliers se font traders indépendants, intervenant sur les marchés depuis chez eux au moyen d’une connexion sur internet.”

Wikipedia est donc assez aimable de nous préciser qu’aujourd’hui on utilise internet et pas le Fax, merci!

Le point important est le suivant: un particulier qui fait mumuse de chez lui sur les marchés avec sa connexion internet (!) est au mieux trader indépendant ou trader pour compte propre. Même s’il veut en vivre (bon courage) il ne peut pas s’auto-proclamer trader professionnel. Il peut toujours se prendre pour un trader de haut vol s’il le souhaite.

Un détail important que le particulier doit prendre en compte est le suivant: un trader professionnel est payé pour négocier l’argent de la boîte qui l’emploie. Même s’il ne fait pas d’argent ou qu’il en perd, le trader aura son salaire en fin de mois. Le trader indépendant joue avec son propre argent et il n’est pas payé pour le faire!

Maintenant ces détails sémantiques effectués, comparons l’investisseur et le trader.

 

Points communs

Voyons les points communs entre un trader et un investisseur.

Les deux visent à profiter du capitalisme. Il n’y a rien de mal à ça. Il serait au contraire bête de s’en priver. Quand un train passe pour vous emmener sur la côte, vous y grimpez, vous ne restez pas dans votre plaine à morfler. En France les financiers sont mal vus. En France, il faut cacher sa fortune, se faire tout petit, rouler en Smart à tout prix. En France les plus gros scandales concernent la richesse, l’argent, le business. En France on préfère être pauvre et assisté. Tout cela est paradoxal, car il n’est pas rare de finir ruiné en boursicotant. C’est le jeu.

Je ne pense pas que l’argent en soi soit le désir premier d’un trader ou d’un investisseur. Certes, le but est d’en gagner, de faire fructifier son capital…

Mais il s’agit d’abord d’une activité qui provoque des émotions intenses. Voir son propre capital fluctuer provoque ce genre d’émotions. J’ai bien dit “fluctuer”… mot qui peut être remplacé par grossir ou fondre… Dans chacun de ces cas des émotions extrêmes nous envahissent. Et le passage entre deux états radicalement opposés est souvent immédiat, violent, sans préavis. Cela est d’autant plus vrai pour le trader car son risque est plus élevé, bien qu’il ne devrait pas l’être.

A ce sujet, Marc Fiorentino écrit dans Un trader ne meurt jamais: “Space mountain, mais en vrai, sans garde-fou.”

Il s’agit ensuite d’une activité ludique qui permet de rester en lien avec les marchés, avec ce qu’il se passe dans le monde, car le marché reflète les événements géo-politico-économiques de la planète. On a l’impression de faire partie de la danse, de surfer sur les vagues de prix qui défilent, de prendre des décisions importantes. On parle souvent d’art du trading. C’est assez vague, je préfère l’analogie avec le surf, la valse, l’aïkido… Quand vous êtes sur la vague, dans le mouvement, quand tout va dans votre sens, sans risque, c’est un peu ça, un défilement d’euros, votre compte qui grossit jour après jour “sans rien faire”.

 

Horizon de temps

On pourrait penser qu’un investisseur joue sur le long-terme, que c’est un coureur de fond, et qu’un trader joue sur du court-terme en bon sprinteur. C’est là que beaucoup de personnes se fourvoient.

Un trader doit absolument penser et jouer sur du long-terme. Les stratégies seront probablement différentes entre un trader et un investisseur, mais les deux doivent se projeter sur du long-terme. Un trader court-terme a peu de chance de s’en sortir… sur le long-terme.

 

Profil de Risque

Le trader a beaucoup plus à perdre (ou à gagner) que l’investisseur. En d’autres termes les pertes et gains sont souvent plus volatiles et rapides chez un trader que chez un investisseur. Ceci est dû à l’utilisation du levier. Pour l’investisseur, une fois l’actif acheté, son risque est quasi nul, à part si cet actif va à zero. Il lui “suffit d’attendre” (il peut attendre longtemps parfois).

Quand le marché va contre les positions d’un trader, celui-ci ne dort plus, il transpire, il doit décider s’il garde sa position perdante ou s’il la coupe, ce qui lui afficherait une perte bien réelle. Les pertes font partie du quotidien d’un trader. D’un autre côté, le trader peut gagner sur un actif qui perd de la valeur, en le “shortant” (vente à découvert), contrairement à l’investisseur classique.

 

Ceci étant dit, un “bon trader” ne devrait justement pas prendre trop de risque et utiliser un levier trop important. Un levier supérieur à 5 (c’est déjà beaucoup) est souvent synonyme de suicide.

 

Stratégies

  • Un investisseur achète en premier lieu. C’est sa raison d’être. Il peut ensuite revendre sa position, en rajouter, ne rien faire… Sur les actions, son but est de recevoir des dividendes tous les ans… ou pas.
  • Un trader peut acheter et peut vendre à découvert. Il joue sur les variations des actifs, peu importe leur direction. Il ne s’intéresse absolument pas aux dividendes.
  • Un investisseur agira principalement sur du fondamental, quelque soit l’actif, c’est-à-dire qu’il s’intéressera à l’offre et la demande, à la macroéconomie, à la politique. Il peut même s’il a la foi acheter un actif par simple croyance…
  • Un trader analysera aussi bien les fondamentaux que la situation “technique” des cours et la dynamique de prix, ainsi que la volatilité court-terme.
  • Un investisseur raisonnera la plupart du temps en allocation d’actifs. Il ne mettra pas tous ces oeufs dans le même panier. Un peu d’actions, un peu d’obligations, un peu de matières premières, un peu de devises, des émergents, des capitalisations différentes, etc. Bref son mot préféré est la diversification.

 

Produits et sous-jacents traités

Indices, actions, matières premières, devises, futures, options,… Toutes ces belles bêtes sont utilisées tant par l’investisseur que par le trader. Cependant la coutume veut que le premier se focalise sur les actions tandis que le deuxième agisse sur tout ce qui bouge. En effet, le trader, bien qu’il puisse évidemment se spécialiser s’il le souhaite, a tendance à vite diverger sur plusieurs classes d’actifs, plusieurs produits… Parce que c’est fun! Quoi? Vous n’avez jamais traité du cacao, du jus d’orange, des options sur indices japonais, d’ETFs sur biotech?

 

En fait non, je vais me contredire tout de suite:  le trader et l’investisseur traitent tout. La différence porte peut-être sur le fait que l’investisseur raisonne principalement en classe d’actifs tandis que le trader porte son attention sur des produits ou sous-jacent très précis qui conviennent à son trading (par exemple forte volatilité).

 

Lifestlye

 

J’annonce: clichés en rafale.
  • Investisseur: costard-cravate, roule en Mercedes ou BMW ou Audi (version familiale) s’il est français, et en Bentley ou Rolls Royce s’il est anglais, mange dans des restos étoilés, possède une maison en Normandie et un appartement à Paris dans le XVIe, bon père de famille, il passe ses vacances à Courchevel et l’Ile Maurice.
  • Trader: jeans, polo ou T-shirt, roule en Porsche ou Ferrari ou Aston Martin, adore Burger King et les restos Thaï, possède un pied-à-terre à Paris VIIe, est contre le mariage, il passe ses vacances à Courchevel, en Thaïlande et au Chili.

 


 

  • A votre avis, un gérant de portefeuille est-il investisseur ou trader?
  • Avez-vous d’autres différences ou similitudes à partager?
  • Etes-vous trader ou investisseur?
Le mental pour gagner en bourse

Le mental pour gagner en bourse

by mmunier 5 Comments

Cet article participe à l’événement inter-blog “Un fort mental pour gagner en bourse” organisé par Ben du blog BourseEnsemble.com.


Mental

Mental vs Machine

 

Soyons clairs dès le début: le mental ne sert à rien en trading. Ou plus précisément, le mental vous dessert! C’est votre ennemi. Je parle bien ici du trading de manière générale, pas uniquement de l’investisseur qui achète des actions ou qui boursicote…

 

En effet, on parle souvent de psychologie du trader, de mental, d’émotion… Tous ces états sont le plus souvent associés à une perte, c’est-à-dire que la personne qui ne les maîtrise pas, ne les contrôle pas, va perdre sur les marchés. C’est le cas!

 

C’est pourquoi un wannabe-trader-gagnant doit tendre à un état non-émotif. Il doit tendre à devenir inhumain. Il ne doit pas avoir un “fort mental” pour gagner, il doit “ne pas avoir de mental” pour gagner! Comprendre “ne pas avoir d’émotion”. Le trader doit se construire des automatismes qui le rendent insensible aux pertes et aux gains.
Le premier des 7 piliers du trader stoïque est justement de se rapprocher le plus possible d’une machine. Le trader ne doit pas avoir d’émotion. Il doit garder la tête froide. Il doit prendre ses pertes sans pleurnicher. Il doit prendre ses gains sans s’enflammer.

 

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Comment faire pour s’extraire du mental?

 

Le but, vous l’aurez compris, est de gommer autant que possible ses émotions. Pour ce faire, une bonne gestion du risque est nécessaire, appelez-ça comme vous voulez, risk management, money management. Cela passe principalement par une bonne gestion des volumes (tailles mises en jeu), des stops et du risk-reward.

 

Une technique très utile, pour les débutants et les moins débutants, est de traiter des tailles très petites, tout simplement. Plus vous mettrez du volume sur vos trades, sur vos positions, plus vous allez stresser, avoir peur, ne plus suivre votre plan de trading, déplacer vos stops etc. Bref vous n’allez plus raisonner comme une machine mais comme un être humain.

 

Règles d’or:

  • Plus on perd, moins on prend de risque. Cela se traduit notamment par une réduction des volumes traités par trade.
  • Plus on gagne, plus on réduit le levier.
Cela passe également par une bonne préparation de vos trades. Vous devez élaborer une stratégie à l’avance, au-delà de la gestion du risque pure et simple. Vous devez savoir pourquoi vous allez entrer dans ce trade, acheter cette action ou cet actif.

 

Bénéfices de raisonner en machine:

  • Réduction drastique du stress: vous n’avez plus d’émotions, donc plus de stress.
  • Réduction du montant des pertes: vos stops vous prémunissent de trop lourdes pertes.
  • Avec un bon risk-reward ratio, vous générez plus de profit, de part la réduction des pertes.

 

Comment limiter la casse?

 

C’est bien connu, avant de gagner en bourse ou en trading, il faut savoir ne pas (trop) perdre. Ou plutôt s’habituer à perdre petit…Là où le mental entre en jeu, c’est lors de pertes consécutives. Il faut savoir s’arrêter un moment, dire stop! En fait, non, le mental n’entre toujours pas en jeu. Cela doit faire partie de vos automatismes.

 

Les techniques suivantes vont vous permettre de fortement limiter la casse.

 

Vous traitez les 15 premiers jours du mois :

  • Si vous êtes gagnant: vous continuez en réduisant de moitié votre exposition.
  • Si vous êtes perdant: vous arrêtez tout pendant 15 jours, remettez les compteurs à zéro (concrètement vous coupez toutes vos positions).

Vous faites un bilan sur 3 mois :

  • Si positif: on continue gaiement.
  • Si négatif: on arrête tout pendant un mois.

 

Bénéfices de ces techniques:

  • Limitation du “sur-trading” ou “over-trading”: vous limitez la casse, évitez de trop traiter, de faire des bêtises.
  • Projection sur du long-terme: en faisant des breaks, non seulement vous préservez votre capital, mais vous vous allouez du temps pour élaborer des stratégies et raisonner sur du moyen/long-terme.
Alors bien sûr, si vous êtes un investisseur long-terme (pléonasme), vous n’allez pas chambouler votre portefeuille tous les quinze jours, entendons-nous bien… Mais vous avez compris le principe.

 

Tenir une position vs Mental

 

Le mental d’un trader ou d’un investisseur est proportionnel à la taille de son capital. Plus justement dit, la force du mental est relative à l’exposition. Cela revient à parler, encore une fois, de risque. Il est bien plus facile de “tenir une position” et d’être serein avec une exposition faible. Plus votre capital est important, plus votre risque est faible pour un volume donné. Par conséquent votre mental est plus fort.

 

Attention: Ne pas confondre avoir un mental fort et être obstiné. Avoir un mental fort ne veut pas dire laisser couler les pertes!

 


Voici la liste des participants à l’événement inter-blog “Un fort mental pour gagner en bourse”: