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5 stratégies de trading gagnantes

5 stratégies de trading gagnantes

by mmunier 0 Comments

Finalement le trading c’est assez simple. Pas la peine d’élaborer des méthodes ultra complexes ou d’utiliser des indicateurs compliqués. Voici 5 stratégies de trading gagnantes à coup sûr!

 

1. Buy and hold

Vous connaissez Warren Buffett? Faites comme lui: achetez toutes les actions que vous pouvez et revenez dans dix ans… Que dis-je, dans trente ans!

Plus sérieusement, le buy and hold est une stratégie couramment utilisée, notamment pour les produits qui procurent un rendement, un dividende, un coupon… Détenir un portefeuille d’actions sur le long terme et réinvestir constamment les dividendes en est un exemple. Dans ce cas, on ne se soucie pas des fluctuations du marché. Au mieux, lorsque le marché baisse, on renforce la position en achetant des actions, le but étant de moyenner à la baisse le PRU – Prix de Revient Unitaire.

Autre exemple: l’immobilier. Détenir un bien immobilier (locatif ou non) et attendre que le marché monte, ou bien garder le bien et toucher les loyers à vie… c’est du buy and hold.

En revanche, d’autres produits s’y prêtent moins. L’or par exemple ne procure aucune sorte de rendement. Bien sûr on peut acheter de l’or pour son côté anti-crise et attendre là aussi que le marché monte, mais en termes de trading c’est beaucoup moins sexy.

 

2. Faire le contraire de ce qu’on veut faire

Il faut parfois assumer le fait de ne pas être une star du trading. 90% des particuliers perdent de l’argent? Parfait, ne contredisons pas les statistiques. Si vous voulez acheter, ce n’est pas une bonne idée, les stats sont contre vous, vendez! Si tout l’univers vous dit de vendre, ce n’est pas une bonne idée… LES STATS SONT CONTRE VOUS, achetez! Sur un horizon de temps assez long, en prenant systématiquement la position opposée à vos désirs les plus fous, vous serez ainsi gagnant.

En fait, je vais tout vous dire: cette stratégie ne marche pas. Pourquoi? Tout simplement car la perte des particuliers n’est pas due à des erreurs de direction de marché (achat au lieu de vente et vice-versa) mais à:

– des mauvais timing d’entrée/sortie
– une absence de risk/money management, avec entre autres une utilisation folle de l’effet de levier et des expositions qui n’ont pas de sens

En d’autres termes, même en étant “dans le bon sens”, la majorité des traders vont se prendre des claques.

 

3. Commencer (très)^7 petit

Afin de bien me faire comprendre: (très)^7 = très x très x très x très x très x très x très

Plus vous commencerez avec de très petits volumes (par rapport à votre capital), plus vous avez de chance de gagner. Pourquoi? Car vos pertes seront minimes. Car vous laisserez le temps au marché d’aller dans votre sens. Cela ne veut pas dire qu’il faille à tout prix garder une position perdante en attendant un retournement de marché qui vous serait favorable.

Parlons un peu théorie, juste une vue de l’esprit, même si le trading est tout sauf théorique… En théorie donc, si l’on suppose un trade avec un volume (la taille de la position) infiniment petit, c’est-à-dire vraiment (très)^7 petit, comment réagir face à un marché qui va contre nous? C’est bien simple: ça n’a aucune espèce  d’importance! Si la taille du trade tend vers zero, la perte est quasi inexistante. Vous me suivez? Cela veut dire qu’on peut laisser couler la position jusqu’à ce que le marché se retourne. Quand on est enfin en positif, on peut prendre notre gain (couper la position gagnante) ou bien mettre un stop au niveau d’entrée (légèrement plus haut). L’idée est alors d’enchaîner cette technique avec des tailles très petites, si petites que les pertes sont inconséquentes. Petit à petit, votre capital de trading augmente, et vous pouvez augmenter vos positions, en gardant un rapport position/capital très faible.

En pratique bien sûr on ne peut pas prendre de position infiniment petite, et même si c’était le cas, cela prendrait des dizaines d’années (ou des robots très puissants…) avant de se faire réellement de l’argent. Cependant le principe est applicable tout de même, en respectant des limites d’exposition très serrées.

 

4. One Shot

C’est ma stratégie préférée, je l’avoue. En quoi consiste-t-elle?

  • Rassemblez le plus de cash possible, toutes vos économies, celles de vos proches et de vos amis;
  • Ouvrez un compte chez un broker forex et CFD qui permet un levier immense (type x500);
  • Misez TOUT sur un seul trade, le trade de votre vie.

Voilà! C’est tout! Si tout se passe bien vous gagnez énormément en très peu de temps.
Une fois devenu millionnaire, arrêtez tout, arrêtez le trading.

Certes très risquée et peu recommandée, cette stratégie peut être gagnante. Le problème, c’est de penser que l’on peu réitérer ce genre de trades encore et encore, et c’est là que les gens perdent. Savoir s’arrêter et comprendre qu’on a eu de la chance est primordial.

 

5. NE RIEN FAIRE !

C’est probablement la meilleure stratégie. Sachant que 90% des traders indépendants perdent, pourquoi aller contre le courant? Etes-vous Dieu en personne?

Conseil: évitez le trading, laissez ça aux professionnels, et investissez à crédit dans l’immobilier locatif et placez votre cash en assurance-vie avec une petite allocation d’actifs bien sympa!


 

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Pourquoi l’analyse technique ne sert à rien

Pourquoi l’analyse technique ne sert à rien

by mmunier 1 Comment
L’analyse technique apparaît comme un élément incontournable du trading. Je vais essayer brièvement de démonter ce mythe qui fait perdre de l’argent à la majorité des traders indépendants.

 

Je dois tout d’abord vous faire quelques aveux:

 

  • Dans ma carrière professionnelle, je n’ai jamais utilisé l’analyse technique ou graphique – et j’ai gagné;
  • J’ai parfois utilisé l’analyse technique en compte propre – et j’ai perdu;
  • Je n’ai jamais entendu parler d’un trader technique multi-millionnaire;
  • Tous les traders et gérants de fonds profitables que je connais basent leurs stratégies sur de l’analyse fondamentale et financière.

 

Le point le plus important est le suivant: l’analyse technique ou graphique est l’analyse de données passées. En effet, la courbe d’un actif reflète en réalité l’historique des prix de cet actif. Le fondement de l’analyse graphique est de se dire: “ce qu’il s’est produit dans le passé se reproduira dans le futur.”

 

Il existe plusieurs catégories d’indicateurs techniques qui nous renseignent sur des données différentes d’un actif.

 

Voici une liste non-exhaustive d’indicateurs techniques et graphiques:

 

  • Tendance: Moyenne Mobile, MACD, Parabolic SAR, Heikin-Ashi
  • Momentum: CCI (Commodity Channel Index), Stochastic, Williams, RSI (Relative Strength Index), Ichimoku Kinko Hyo, Fibonacci
  • Volatilité: Bollinger Bands, Standard Deviation, ATR (Average True Range)
  • Volume: Chaikin oscillator, OBV (On Balance Volume)

 

Dans une majorité de sites internet dédiés au trading, il est courant de voir des graphiques de ce type:

 

analyse technique

analyse technique

 

Question: lequel ou lesquels utiliser? Pourquoi?

 

Une stratégie de trading ne peut pas être définie par l’utilisation d’un ou même plusieurs indicateurs. De même, il est inutile et redondant d’utiliser deux indicateurs d’une même catégorie.
Ces indicateurs peuvent s’appliquer sur n’importe quel actif à partir du moment où l’on possède un historique des prix. Or, les marchés ont des caractéristiques propres: le marché des obligations est différent de celui des matières premières, etc. Chacun est poussé par des fondamentaux d’offre et demande, entre autre. Si l’on pouvait utiliser un indicateur qui fonctionnerait sur tous les marchés, ça se saurait, et on le cherche encore, ce Graal, le Holy Grail.

 

A quoi peuvent servir l’analyse technique et les indicateurs?

 

  • Confirmer un sentiment de marché
  • Trouver des points d’entrée et de sortie
  • Attendre le bon moment pour rentrer dans un trade
  • Connaître les caractéristiques et comportements d’un actif sur une période donnée (exemple: volatilité)

 

PS: Merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 

Quand vendre une action

Quand vendre une action

by mmunier 7 Comments

Cet article participe à l’événement inter-blog “Quand vendre une action” organisé par Ben du blog BourseEnsemble.com.

vente action

 

Afin d’optimiser sa performance il est important de bien rentrer dans une position mais aussi d’en sortir de façon optimale. Pour une gestion type PEA ou compte-titres, et plus globalement pour les investisseurs, entrer dans une position signifie acheter un produit (actions, ETF…); en sortir signifie vendre (pour fermer la position). On ne parle donc pas ici de vente à découvert.

 

Alors quand vendre une action?

 

Tout dépend de la stratégie globale que vous avez adoptée en achetant l’action: optique long-terme couplée aux dividendes, analyse technique (indicateurs, charts…), fondamentale, sentimentale (“je kiffe cette boîte”)…

 

Cependant, vous pouvez très bien mélanger les plaisirs, par exemple acheter fondamental et vendre technique (correction de 15 % par exemple). Savoir quand vendre une action dépend aussi de votre profil, si vous êtes plutôt trader ou investisseur.

 

Dans tous les cas, il n’y a pas vraiment de “meilleur moment” pour vendre une action et il est préférable de ne pas chercher à “vendre au sommet” (de même qu’il est dangereux d’acheter au “plus bas”…).

 

Rappel: rien n’est jamais cher, rien n’est jamais bon marché.

 

 

Il est toutefois recommandé de se fixer des règles concrètes afin d’automatiser au plus ses prises de décision.

 

Hypothèses

 

  1. Lorsqu’on demande “quand vendre une action?”, on parle d’un titre d’entreprise et les actions correspondantes achetées. On prend l’hypothèse que vendre une action signifie vendre la totalité des actions détenues. Ainsi il ne s’agit pas d’alléger ou de rééquilibrer son portefeuille et vendre une partie des actions d’une entreprise, mais bien de tout liquider.
  2. On parle bien de vendre une action après l’avoir achetée, et donc de fermer une position. On ne parle pas de vente à découvert pour ouvrir une position.

 

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Vendre en fondamental

 

Imaginons que vous ayez acheté une action en fonction de bons indicateurs financiers, comme le PER ou d’autres que vous suivez. Si au bout de quelques mois/années ces indicateurs se dégradent, vous pouvez décider de vendre.

 

De même, si votre vue macroéconomique change et que les actions achetées représentaient cette vue, vendez!

 

De façon globale, si les raisons qui vous ont poussé à acheter ne sont plus valables, vendez.

 

Rappel: ne jamais tomber amoureux de ses positions!

 

 

Vendre en technique

 

Quelle que soit la stratégie d’achat (technique, fondamentale, etc.), vous pouvez décider de vendre en suivant des indicateurs graphiques ou techniques.

  • Exemple: si le cours de l’action passe en-dessous d’un support important, je vends l’action.
  • Exemple: si le RSI (Relative Strength Index) hebdomadaire passe en-dessous de 50, je vends l’action.
  • Exemple: si le cours de l’action passe en-dessous d’une moyenne mobile long-terme… etc.

 

Vendre en fonction de ses objectifs de gain ou de perte

 

Là aussi c’est assez clair et ça a l’avantage d’être précis, normalement.

 

En achetant l’action vous avez fixé un stop-loss à x% et un objectif à y%.

Si votre stop est touché ou que votre objectif est atteint, vous vendez! Simple!

 

La stratégie peut également être d’utiliser un stop traînant (suiveur). Dans ce cas vous “laissez couler” le cours de l’action jusqu’à ce qu’il y ait une correction d’un certain pourcentage que vous définissez et qui est reflété par le stop traînant. Souvent vous ne pourrez pas définir de pourcentage en soi mais un nombre de points… à vous de le calculer régulièrement et de mettre à jour le stop traînant.

 

Stratégie dividendes

 

Si la stratégie initiale est basée sur du long-terme et qu’il s’agit de toucher les dividendes de façon régulière, il est évident que vous allez garder l’action le plus longtemps possible. Malgré tout, on pourrait être tenté de vendre dans plusieurs cas:

 

  • Rendement du dividende en constante baisse (attention, ça ne veut pas dire que l’entreprise va mal…)
  • Entreprise en faillite ou qui accumule les problèmes
  • Bonne performance de l’action qui vous permet d’empocher une plus-value

 

Se poser une question

 

Avant de vendre une action posez-vous cette question: si je ne détenais pas cette action, est-ce que je l’achèterais maintenant, dans les conditions actuelles? Est-ce que je l’achèterais en technique, en fondamental, parce que c’est une “bonne boîte” (qu’est-ce qu’une bonne boîte?)…

 
  • Si oui: ne vendez pas.
  • Si non: vendez.

Bah ouais c’est pas compliqué…

 

A NE PAS FAIRE

 

  1. Vendre quand le cours est haut: qu’est-ce que “haut” ou “élevé” veut dire??? Je le répète, rien n’est jamais cher.
  2. Avoir une vue trop courte: cela dépend bien sûr de votre stratégie initiale mais vous avez tout à gagner en raisonnant sur le long-terme.
  3. Avoir peur des fluctuations, de la volatilité: le marché monte et descend à sa guise… d’où la nécessité d’avoir des règles précises de vente. Si vous avez fixé un stop traînant à 20%, ne paniquez pas quand l’action perd 10%… mais surtout vendez si la perte atteint 20% (c’est un exemple).
  4. Vendre et racheter: une fois vendue, n’allez pas racheter l’action quelques jours plus tard, même si ça remonte! Passez à autre chose, attendez quelques semaines, quelques mois…
  5. Tomber amoureux de sa postion, de son action: à moins que vous n’investissiez à très long-terme (et encore…), garder une action à tout prix (c’est le cas de le dire…) ne sera pas rentable. Rappel: le marché à toujours raison.

 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 

Voici la liste des participants à l’événement inter-blog “Quand vendre une action”:

Gold to Oil ratio

Gold to Oil ratio

A quick word on this gold to oil ratio… Juste un petit mot sur ce joli spread Or/Pétrole (WTI).

Il est en ce moment dans les 24-25, niveau assez élevé vu l’historique… Dans les années 70 on l’a vu dans les 32-34, puis quelques fois entre 25 et 30. Puis très rarement au-dessus de 25. La moyenne sur un an est dans les 17 (cf ligne noir sur le 2e graphe).

Attention j’ai pas dit de le shorter! Vous faites ce que vous voulez!

Ratio or/pétrole depuis le début:

Gold_to_Oil_Ratio

[Source: www.macrotrends.net – Vertical grey areas on chart indicate recessions]

Zoom depuis 2007:

EURUSD: corrélation entre le jour et la nuit

EURUSD: corrélation entre le jour et la nuit

…ou plus précisément, corrélation entre les variations de nuit et celles du jour qui suit.

[voir méthodologie ci-dessous]

L’idée est de savoir comment se comporte la paire EUR/USD pendant une journée de trading “européenne” par rapport à ce qu’elle a fait la nuit précédente.

eurusd_correl

 

Conclusion

 

Sur trois années [2012-2015], on obtient une corrélation moyenne de -6.54%, en prenant en compte toutes les variations quotidiennes de jour et de nuit. Corrélation négative donc. Cela signifie qu’en moyenne, il y a plus de chance qu’après une nuit de baisse, la paire EURUSD monte dans la journée qui suit plutôt que l’opposé, et vice-versa.

Cette corrélation varie en fonction de l’horizon de temps étudié. Ainsi, la corrélation sur un an varie entre +2.60% et -20%, tandis que la corrélation sur 6 mois varie entre +15% et -30%, la plupart des données reflétant une corrélation négative.

Au 17/03/15, les corrélations sur 6 mois, 1 an, 2 ans et globale sont les suivantes:

eurusd_correl2

 

Il faut bien-sûr faire très attention à l’utilisation qu’on peut tirer de cette analyse.

A priori, on pourrait se dire que: si tous les jours pendant au moins 6 mois on prenait des positions opposées à la direction nocturne, en exécutant les trades à 8h00 (ouverture) et 22h00 (coupure), alors on serait globalement gagnant!

 Je vous laisse faire l’étude sur des données hebdomadaires!

 

Méthodologie

 

Données: paire EUR/USD en pas horaire de février 2011 à mars 2015.

Nuit: de 22:00 (jour J-1) à 8:00 (jour J), GMT+1.

Jour: de 08:00 (jour J) à 22:00 (jour J), GMT+1.

Je prends donc une journée de trading européenne “allongée”, puisque je vais jusqu’à 22:00. On pourrait alors dire que c’est une journée Europe + US.

Pour chaque nuit, je regarde la variation entre le Close de la veille (J-1) à 22:00, et l’Open du jour J à 8:00.

Pour chaque jour, je regarde la variation entre l’Open du jour J à 8:00, et le Close du jour J à 22:00.

Ces calculs sont effectués sur toute la série de données.

On calcule ensuite la corrélation entre les variations “nuit” et les variations “jour” sur différents horizons de temps (6 mois, 1 an, etc.).

Comment gérer son stop-loss

Comment gérer son stop-loss

by mmunier 2 Comments

Comment gérer son stop-loss de façon judicieuse?

– Et toi tu le mets où ton stop?

– Eh ben j’en mets pas! ça m’évite de me torturer l’esprit et ça revient au même… je perds du fric!
– Tu le prends avec humour c’est déjà ça! Ou bien t’as les poches très profondes…
– J’ai tout essayé…
– Sur un trade? Sur 100 trades?
– J’arrête le trading, j’en peux plus!
– T’as raison, c’est le meilleur stop à mettre, celui qui te protègera le mieux, la meilleure décision à prendre.

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Confidence #1 – Le marché bouge!

 

Quelque soit le prix de l’actif à un instant donné, vous pouvez gagner en achetant ou en vendant, tout dépend de votre horizon de temps. Dans l’absolu, en prenant un horizon de temps suffisamment long, le prix sera parfois au-dessus, parfois en dessous du niveau d’entrée. Dans l’absolu un stop loss ne sert donc à rien, sinon à vous assurer de perdre de l’argent. Dans la pratique bien sûr c’est différent. Il est raisonnable d’avoir un stop sur chaque position séparément et un stop sur le portefeuille global. Afin de nous laisser le temps d’être profitable nous allons jouer sur le volume.

 

Confidence #2 – Tout est dans le volume

 

Ce qu’on apprend dans les classes prépas et même avant c’est de raisonner en termes de limites… Que fera cette fonction si telle ou telle variable tend vers l’infini ou vers 0? A priori ça ne sert pas à grand chose en trading. En prenant l’exemple précédent d’un horizon de temps suffisamment long, il est facile d’imaginer qu’en prenant une position suffisamment petite en volume, en taille, on puisse encaisser la volatilité du marché sans arrêt cardiaque. Imaginez une position infiniment petite… Dans ce cas on ne se soucierait absolument pas de la volatilité du marché, de sa direction, et on attendrait patiemment que le trade soit gagnant. Plus la taille de votre compte augmente (votre capital), plus vous pourrez vous permettre de mettre du volume sur vos positions, tout en restant conservateur. Vous pouvez garder une exposition constante (en pourcentage) en augmentant les tailles de trades, puisque votre compte s’agrandit. A l’inverse, si vous perdez et que par conséquent votre capital se réduit, il faudra réduire également le volume de vos trades.

 

Confidence #3 – Vous n’êtes pas le maître

 

Ce n’est pas à vous de décider où positionner votre stop. Laissez le marché vous le dire. Laissez la volatilité vous le dire. Placez votre stop en fonction de l’horizon de temps et de la volatilité. Seulement après définissez le volume (c’est-à-dire l’exposition) qui vous permettra de rester dans les limites de votre risk management… Me faites pas peur, vous avez défini ces limites à l’avance n’est-ce pas? Si la volatilité historique hebdomadaire de votre actif est de 5%, mettre un stop à 3% n’a pas de sens, à moins de faire du day-trading.
A NE PAS FAIRE: je veux acheter un lot de CAC40, où dois-je mettre mon stop?
A FAIRE: Si je veux acheter du CAC40, quel volume maximum dois-je engager afin qu’au pire (stop loss touché) je perde x% de mon compte, et sur quel horizon de temps minimum dois-je envisager de garder la position afin d’avoir une chance d’être profitable. Pour ce faire, analysez la volatilité historique.

 

Confidence #4 – Et les graphiques dans tout ça?

 

Pour les amoureux (pour ne pas dire autre chose) des supports, résistances et autres “breakout” de figures graphiques, établissez d’abord le niveau auquel vous voulez mettre le stop. Déduisez-en le volume à mettre sur le trade afin de rester dans les limites de votre money management. Le problème avec l’analyse technique c’est qu’il n’y a pas de valeurs exactes. Vous mettrez visuellement votre stop sur le graphique, “un peu au-dessus ou en dessous” des gros niveaux… La question est de quantifier ce “un peu”. Vous avez par exemple un support à 50. Vous mettez votre stop à 48? 47? 45?

 

Confidence #5 – Il n’y a pas de solution miracle

 

J’aimerais vous donner une recette qui marche à tous les coups mais ça n’existe pas.
Le seul conseil que je puisse vous donner: raisonnez en machine.
L’autre conseil que je puisse vous donner: utilisez le stop traînant.

 

Confidence #6 – Oh ça va c’est déjà pas mal 5!

 

Laissez vos commentaires et partagez vos idées…

 


 

Technique non recommandée #1 – Mettre le stop après

Il vaut mieux le définir avant en effet…

 

Technique non recommandée #2 – Avoir un stop “mental”

Vous savez aussi bien que moi que vous ne le respecterez pas, alors soyez honnête avec vous-même et assumez de ne pas en avoir du tout… aka technique de l’espérance aveugle.

 

Technique non recommandée #3 – Déplacer son stop quand ça va mal

Une fois votre stop établi, ne vous torturez pas l’esprit, prenez votre perte et ne pleurnichez pas.

 

Technique non recommandée #4 – Euh… je vous laisse continuer en bas dans les commentaires

 

– Alors et toi, tu le mets où ton stop?!

 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey