Tag Archives

24 Articles
Les 8 questions à se poser avant d’entrer dans un trade

Les 8 questions à se poser avant d’entrer dans un trade

by mmunier 0 Comments

Quand entrer dans un trade? Ceci est un système d’aide à la décision à utiliser avant d’appuyer sur les boutons BUY ou SELL. En apparence simple, il est relativement difficile d’atteindre la fin si on est réellement honnête avec soi-même! Il est facile d’avoir des idées de trading, de les valider rapidement et de se précipiter sur notre plateforme de trading préférée et d’y placer nos super trades de la mort qui tue…

Ce diagramme aidera les plus consciencieux à mettre toutes les chances de leur côté et ainsi leur éviter des catastrophes!

quand entrer dans un trade

Est-ce que tout va bien dans ma vie?

A partir du moment où des choses personnelles vous tracassent il est compliqué d’avoir les idées claires. Or, quand on est perturbé par des éléments externes, nos idées de trading sont compromises…

Allez donc voir un psy et revenez plus tard.

Suis-je de bonne humeur ce matin?

painchoco

Se lever du mauvais pied ou être de mauvais poil arrive à tout le monde. La meilleure chose à faire est d’aller manger quelque chose au chocolat. Cela apaise les douleurs et les chagrins et redonne de l’espoir.

Allez donc manger un pain au chocolat et revenez plus tard.

Ai-je faim?

painchoco2

Votre estomac est vide? N’utilisez pas le trading pour assouvir vos besoins élémentaires. Un trade ne remplace pas un bon steak.

Allez donc manger un pain au chocolat et revenez plus tard.

Est-ce qu’au niveau fondamental je sais pourquoi je veux faire ce trade?

Se poser sept fois la question pourquoi.

  1. Pourquoi veux-je faire ce trade? Parce que j’ai envie.
  2. Pourquoi? Parce que les médias disent tous qu’il faut le faire.
  3. Pourquoi? Parce que le chômage baisse aux US.
  4. Pourquoi? Parce que des emplois se créent.
  5. Pourquoi? Parce que les entreprises font des bénéfices et investissent et embauchent.
  6. Pourquoi? Parce que les ventes s’améliorent.
  7. Pourquoi? Parce que les consommateurs achètent…

Et encore, 7 fois c’est le minimum… Toujours savoir pourquoi on entre dans une position. Faire une analyse fondamentale, macroéconomique, financière…

Est-ce que je suis absolument sûr de moi?

warning

On peut être confiant sur une position ou une stratégie mais toujours garder à l’esprit que la perfection ou l’invincibilité n’existent pas en trading.

Allez donc voir un psy et revenez plus tard.

Est-ce que le timing/setup technique est bon?

 

Erreur à éviter: se précipiter. Tout dépend aussi de votre horizon de temps: si vous prenez une position que vous comptez garder des mois ou des ans, peu importe le point d’entrée. Plus votre horizon est court plus il faudra être précis dans le timing et le setup technique.

Alternative viable: entrez dans la position en plusieurs fois. Si par exemple vous voulez acheter 100 et qu’il vous est impossible de ne pas appuyer sur BUY, achetez 25 et attendez un peu. Puis quand vous n’en pouvez plus remettez-en 25 de plus, avec un peu de chance vous aurez un meilleur prix. Et ainsi de suite.

Patientez donc un peu et revenez plus tard.

Est-ce que j’ai défini des paramètres d’exposition, de volume, de stop-loss?

Cette étape peut venir avant la précédente. Dans tous les cas il est indispensable de réfléchir préalablement à la taille de position que l’on va engager. Taille, volume, exposition, quantité par rapport à votre capital, volatilité du sous-jacent, tout ceci revient à gérer le risque de votre portefeuille. Avoir des pourcentages en tête précis, savoir combien on peut perdre, jusqu’où on est prêt à aller, etc. Connaître en conséquence les niveaux de stop-loss ou d’objectifs associés.

Allez donc gérer votre risque et revenez plus tard.

Est-ce que c’est mon trade de l’année?

dangerdeath

On revient ici à la notion de confiance surestimée, d’être absolument sûr de soi. C’est peut-être le trade de l’année, voire de la décennie mais rien n’est moins sûr sur les marchés, car les marchés ont toujours raison, pas vous.

Allez donc voir un psy et recommencez à zéro.

BUY / SELL

Ca y est, on y est! Après toutes ces étapes laborieuses on a le droit d’appuyer sur le bouton, d’acheter ou de vendre, d’entrer dans un trade… Tout ce processus, bien que largement connu et théoriquement fiable pour ne pas faire de grosses bêtises, est largement délaissé et mis de côté par bon nombre de personnes. C’est vrai que c’est fastidieux, que ça demande du temps, de l’énergie, de la réflexion, de l’analyse, de la recherche… Mais c’est le vrai prix à payer pour ne pas exploser son compte de trading.

5 stratégies de trading gagnantes

5 stratégies de trading gagnantes

by mmunier 0 Comments

Finalement le trading c’est assez simple. Pas la peine d’élaborer des méthodes ultra complexes ou d’utiliser des indicateurs compliqués. Voici 5 stratégies de trading gagnantes à coup sûr!

 

1. Buy and hold

Vous connaissez Warren Buffett? Faites comme lui: achetez toutes les actions que vous pouvez et revenez dans dix ans… Que dis-je, dans trente ans!

Plus sérieusement, le buy and hold est une stratégie couramment utilisée, notamment pour les produits qui procurent un rendement, un dividende, un coupon… Détenir un portefeuille d’actions sur le long terme et réinvestir constamment les dividendes en est un exemple. Dans ce cas, on ne se soucie pas des fluctuations du marché. Au mieux, lorsque le marché baisse, on renforce la position en achetant des actions, le but étant de moyenner à la baisse le PRU – Prix de Revient Unitaire.

Autre exemple: l’immobilier. Détenir un bien immobilier (locatif ou non) et attendre que le marché monte, ou bien garder le bien et toucher les loyers à vie… c’est du buy and hold.

En revanche, d’autres produits s’y prêtent moins. L’or par exemple ne procure aucune sorte de rendement. Bien sûr on peut acheter de l’or pour son côté anti-crise et attendre là aussi que le marché monte, mais en termes de trading c’est beaucoup moins sexy.

 

2. Faire le contraire de ce qu’on veut faire

Il faut parfois assumer le fait de ne pas être une star du trading. 90% des particuliers perdent de l’argent? Parfait, ne contredisons pas les statistiques. Si vous voulez acheter, ce n’est pas une bonne idée, les stats sont contre vous, vendez! Si tout l’univers vous dit de vendre, ce n’est pas une bonne idée… LES STATS SONT CONTRE VOUS, achetez! Sur un horizon de temps assez long, en prenant systématiquement la position opposée à vos désirs les plus fous, vous serez ainsi gagnant.

En fait, je vais tout vous dire: cette stratégie ne marche pas. Pourquoi? Tout simplement car la perte des particuliers n’est pas due à des erreurs de direction de marché (achat au lieu de vente et vice-versa) mais à:

– des mauvais timing d’entrée/sortie
– une absence de risk/money management, avec entre autres une utilisation folle de l’effet de levier et des expositions qui n’ont pas de sens

En d’autres termes, même en étant “dans le bon sens”, la majorité des traders vont se prendre des claques.

 

3. Commencer (très)^7 petit

Afin de bien me faire comprendre: (très)^7 = très x très x très x très x très x très x très

Plus vous commencerez avec de très petits volumes (par rapport à votre capital), plus vous avez de chance de gagner. Pourquoi? Car vos pertes seront minimes. Car vous laisserez le temps au marché d’aller dans votre sens. Cela ne veut pas dire qu’il faille à tout prix garder une position perdante en attendant un retournement de marché qui vous serait favorable.

Parlons un peu théorie, juste une vue de l’esprit, même si le trading est tout sauf théorique… En théorie donc, si l’on suppose un trade avec un volume (la taille de la position) infiniment petit, c’est-à-dire vraiment (très)^7 petit, comment réagir face à un marché qui va contre nous? C’est bien simple: ça n’a aucune espèce  d’importance! Si la taille du trade tend vers zero, la perte est quasi inexistante. Vous me suivez? Cela veut dire qu’on peut laisser couler la position jusqu’à ce que le marché se retourne. Quand on est enfin en positif, on peut prendre notre gain (couper la position gagnante) ou bien mettre un stop au niveau d’entrée (légèrement plus haut). L’idée est alors d’enchaîner cette technique avec des tailles très petites, si petites que les pertes sont inconséquentes. Petit à petit, votre capital de trading augmente, et vous pouvez augmenter vos positions, en gardant un rapport position/capital très faible.

En pratique bien sûr on ne peut pas prendre de position infiniment petite, et même si c’était le cas, cela prendrait des dizaines d’années (ou des robots très puissants…) avant de se faire réellement de l’argent. Cependant le principe est applicable tout de même, en respectant des limites d’exposition très serrées.

 

4. One Shot

C’est ma stratégie préférée, je l’avoue. En quoi consiste-t-elle?

  • Rassemblez le plus de cash possible, toutes vos économies, celles de vos proches et de vos amis;
  • Ouvrez un compte chez un broker forex et CFD qui permet un levier immense (type x500);
  • Misez TOUT sur un seul trade, le trade de votre vie.

Voilà! C’est tout! Si tout se passe bien vous gagnez énormément en très peu de temps.
Une fois devenu millionnaire, arrêtez tout, arrêtez le trading.

Certes très risquée et peu recommandée, cette stratégie peut être gagnante. Le problème, c’est de penser que l’on peu réitérer ce genre de trades encore et encore, et c’est là que les gens perdent. Savoir s’arrêter et comprendre qu’on a eu de la chance est primordial.

 

5. NE RIEN FAIRE !

C’est probablement la meilleure stratégie. Sachant que 90% des traders indépendants perdent, pourquoi aller contre le courant? Etes-vous Dieu en personne?

Conseil: évitez le trading, laissez ça aux professionnels, et investissez à crédit dans l’immobilier locatif et placez votre cash en assurance-vie avec une petite allocation d’actifs bien sympa!


 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 


Top 10 des outils trading

Top 10 des outils trading

by mmunier 0 Comments

Certains outils de trading sont nécessaires. D’autres superflus. Certains sont payants, d’autres non. Il est facile de trouver un outil trading gratuit quelque soit le thème, l’analyse souhaitée. Pas besoin de robots, pas besoin de logiciel trading bourse… Voici donc les outils trading indispensables à tout trader qui se respecte.

 

#1 – Connexion internet

island

C’est peut-être bête à dire mais si vous décidez d’aller en vacances en montagne, sur une île déserte ou autre, soyez conscient qu’une connexion internet peut être une denrée rare dans certains endroits.

 

#2 – Excel

 

excel2

Instrument sous-estimé et rarement utilisé par les traders indépendants et pourtant… c’est avec cet outil que vous pouvez analyser et élaborer des stratégies, gérer le risque, pas avec des graphiques! Il sert également à analyser vos transactions, en téléchargeant par exemple l’historique de trades depuis votre courtier, afin d’identifier ses forces et faiblesses.

 

#3 – Plateformes trading

En général chaque courtier à sa propre plateforme de trading, pour gérer les positions, entrer/sortir, faire de l’analyse technique sur graphique, etc. Ils proposent souvent plusieurs accès: accès online en “webtrader”, par un logiciel “desktop” installé sur votre PC/Mac, sur mobile…

mt4 outils trading

Vous avez aussi l’incontournable MetaTrader4, proposé également par bon nombre de courtiers.

Evitez les plateformes compliquées avec cent milliards de boutons et d’options.

Appliquez la méthode KISS: Keep It Simple Stupid.

#4 – Broker/courtier

En avoir au moins deux ou trois afin de pouvoir les comparer, traiter tous les produits dont vous avez besoin (tous les courtiers n’ont pas tous les produits), étaler le risque un minimum, les tester en termes de retrait d’argent (pour déposer l’argent il n’y a absolument aucun soucis!). Forex, futures, CFDs, régions, actions, secteurs, matières premières, options, ETFs… rares sont les courtiers qui proposent tout.

En revanche, il n’est pas recommandé de trop s’éparpiller, ni en termes de courtiers – trois suffisent – ni en termes de produits et sous-jacents: se concentrer sur des choses simples, que l’on comprend le mieux.

Lire cet article afin de savoir comment choisir un courtier.

#5 – Plateforme mobile

mobile outils trading

En cas d’urgence, pour trader en vadrouille, vérifier ses positions.
Cela paraît le minimum de nos jours, mais toujours bien vérifier l’accès mobile (iPhone/Android/…) de ses courtiers et des plateformes utilisées, ainsi que la facilité d’ouvrir et de fermer des positions. Vérifier aussi la possibilité de faire des dépôts et des retraits à partir d’un mobile.

#6 – Sources d’information économique

Entendons-nous bien: EXIT les chaînes d’infos soi-disant économiques et financières type BFM Business, Les Echos, etc. qui nous abreuvent de commentaires strictement inutiles. Ces sources-là nous renseignent sur le passé. Méfiez-vous également des commentaires en direct d’experts qui en 2min sont supposés nous expliquer la vie et le pourquoi du comment de la bourse!

Non… Je parle de sources sérieuses, d’organismes indépendants, qui nous donnent des indicateurs macroéconomiques, des chiffres. Markit par exemple, mais ils sont nombreux. A partir de ceux-ci il est possible de tirer des tendances qui nous servent à élaborer des stratégies.

Autre élément: le calendrier de publications économiques. Il est surtout utilisé, à tort, pour le timing, le trading court-terme ou le trading de news (que personnellement je déconseille vivement). Les calendriers sont intéressants cependant afin de suivre globalement différents indicateurs macroéconomiques. Ce ne sont pas les données en soi mais bien les tendances qui nous aident à prendre des décisions.

#7 – Sélectionneur de titres

screener outils trading

Afin de bien choisir les actions achetées dans un PEA ou Compte-Titres par exemple, il est intéressant d’utiliser des outils de sélection, appelés stock/market screener. Il ne s’agit en fait que de bases de données permettant d’appliquer des critères financiers à la recherche, de filtrer la masse d’actions afin de ne retenir que celles qui collent au mieux à la stratégie établie.

#8 – Performances et Heat Maps

heatmap outils trading

Dans le même esprit que le paragraphe précédent, les représentations visuelles comme les heatmaps peuvent être intéressantes. Ces outils rendent très faciles et rapides les analyses comparatives, les classements sur une période donnée de divers marchés, secteurs, actifs, indices boursiers mondiaux, etc.

En voici quelques-uns:

https://finviz.com/map.ashx
https://finviz.com/groups.ashx
http://www.barchart.com/stocks/heatmap.php
http://www.stockmapper.com

#9 – Un ami bien placé / Insider trading

Votre ami s’appelle Mario Draghi? Super, soutirez-lui des infos! Votre cousin est DG d’une entreprise qui s’apprête à annoncer des résultats désastreux alors que pas plus tard que la semaine dernière la presse économique encensait cette pépite française? Excellent, profitez de l’euphorie pour tout vendre! Délits d’initiés?! Peu importe! Qui le saura? Vous êtes un fonds? une société de gestion de portefeuille? vous traitez des millions? NON, vous n’êtes qu’un petit boursicoteur, un trader indépendant qui essaie de s’en sortir, personne n’ira vous chercher des noises!

#10 – Bible

bible

Pour ceux qui perdent de manière récurrente et persistent ou plutôt s’entêtent à continuer de perdre sans en tirer les leçons, sans arrêter le trading, sans se former correctement, la Bible devient un élément incontournable. Cher trader indépendant, elle sera à tes côtés jour et nuit et tu trouveras en elle de quoi éponger tes larmes et réchauffer ton âme.

Acclamons gaiement la Parole de Dieu. Louange à Toi Seigneur Jésus.

AMEN


 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 


Comment utiliser l’ATR

Comment utiliser l’ATR

★ REJOINGNEZ STOIC TRADER ★

VIDEO VIP (33min): Approche professionnelle du trading

vipstoicmod0_intro_free2

Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

Parmi la pléiade d’indicateurs techniques, il en est un que j’affectionne particulièrement. Il s’agit de l’ATR ou Average True Range.

 

Qu’est-ce que l’ATR?

 

L’ATR nous donne une mesure de la volatilité historique. Autrement dit, l’ATR nous renseigne sur les amplitudes de variation des actifs, selon une période passée donnée. Il est exprimé en points, pips ou pourcentage. Il est intéressant de raisonner en pourcentages afin de pouvoir comparer les différents actifs.

 

Par exemple, si le CAC40 a bougé de 100 points sur une semaine – différence entre le plus haut et le plus bas atteints – alors sa volatilité hebdomadaire est de 100 points. Si le prix en début de semaine était de 5000 points, alors la volatilité est de: 100/5000=0.02, donc 2%.

 

L’ATR est une sorte de volatilité lissée, une moyenne de variations sur une période donnée.

 

Calcul de l’ATR

 

La plupart des plateformes de trading vous permettent d’intégrer l’ATR sur les graphiques que vous utilisez. Dans certains cas il est intéressant de savoir le calculer soi-même. Pour cela, rien de plus simple.

 

Voyons un exemple avec les données Open High Low Close mensuelles du S&P500 depuis début 2015. Nous allons donc établir l’ATR mensuel du S&P500 (on peut procéder de la même manière avec des données hebdomadaires ou journalières, etc.)
sp500
  • TR (True Range) = High – Low
Différence entre les plus haut et plus bas sur le mois.
Pour les puristes (et tenir compte des gaps haussier ou baissier à l’ouverture), le TR est en fait le Maximum entre:
               1. High(N) – Low(N)
               2. High(N) – Close(N-1)
               3. Close(N-1) – Low(N)
  • ATR mars-15 = moyenne TR (janv15-mars15)
Pour établir la première valeur ATR, nous faisons la moyenne des trois premières données TR. Ici il n’y a pas de règle, on peut choisir 2 mois, 3 mois ou plus… Dans notre exemple, on prend la moyenne des TR de janvier à mars pour avoir l’ATR de mars.
  • ATR(N) = [ ATR(N-1)+ TR(N) ]/2
Pour les ATR suivants (ici à partir d’avril-15), nous faisons la moyenne entre l’ATR du mois précédent et le TR du mois actuel. Ainsi, on lisse la moyenne.
Pour obtenir l’ATR d’un mois en pourcentage, on compare l’ATR du mois avec la valeur S&P500 d’ouverture (Open) de la période (ici 3 mois).
Par exemple, sur le mois d’avril-15, l’ATR vaut 89. Le début de période en question (3 mois) est février-15 où l’ouverture S&P500 était de 1997 points.
ATR%(avril-15) = ATR(avril-15)/Open(février-15)
ATR%(avril-15) = 89/1997
ATR%(avril-15) = 4.45%
sp500atr
On remarque ainsi qu’en début 2015, l’ATR du S&P500 oscillait dans les 4% avant d’évoluer vers les 8%. Autrement dit, la volatilité a doublé.

 

En quoi est-ce utile?

 

Volatilité et choix du sous-jacent

 

Pour générer du gain il nous faut du mouvement, des actifs qui “bougent”, et donc de la volatilité. Un trader aura donc tendance à privilégier les actifs dont la volatilité est élevée. Ce ne sera pas forcément le cas d’un investisseur.

 

Afin de choisir un actif, l’ATR est très utile. On peut ainsi comparer l’ATR (hebdomadaire par exemple) de plusieurs produits et choisir celui qui est le plus élevé (en pourcentage). Personne n’a envie de se retrouver avec une position immobile, un actif amorphe.

 

En fonction de la construction de votre portefeuille ou de vos stratégies, vous pouvez au contraire avoir besoin d’actifs moins volatiles, pour diversifier par exemple.

 

Que l’on veuille de la volatilité ou non, l’ATR nous donne une bonne indication du comportement passé de l’actif.

 

Risk Management: horizon de temps, gestion des stops

 

Autre point important: la gestion du risque et le money management.

 

En voyant l’ATR mensuel du S&P500 en date d’avril 2016, on sait qu’en moyenne, l’amplitude de variation High-Low est de 6%. Globalement on ne pourra donc pas attendre plus de 6% en termes de performance sur un mois.

 

De la même manière, il est probable que le S&P500 varie de 6% sur le mois suivant. Placer un stop inférieur à 6% ne serait donc pas approprié: il serait probablement touché dans le mois.

 

Si votre horizon de temps est plus court, il faudra étudier l’ATR hebdomadaire ou journalier et placer vos stops en conséquence.

 

Ressources:

 


 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 


Corrélation WTI – S&P500

Corrélation WTI – S&P500

Voici une étude de corrélation entre le pétrole (WTI crude oil) et l’indice S&P500. Il s’agit d’une corrélation journalière, c’est-à-dire que l’on compare les variations quotidiennes des deux actifs, afin de savoir:

  • si les deux actifs évoluent dans le même sens (corrélation positive) ou pas (corrélation négative)
  • et dans quelle proportion: 100% de corrélation signifie que les actifs ont des variations identiques tandis qu’une corrélation de 0% veut dire que les actifs ne sont pas du tout corrélés!

Afin de lisser les résultats, une moyenne de ces corrélations journalières est effectuée sur 3 mois, 6 mois et 1 an.

Voici ce que l’on obtient sur une période de près de 30 ans:

correlation wti s&p500

Observation #1: ça monte!

La corrélation WTI – S&P500 augmente avec le temps! Cela est représenté par la moyenne linéaire globale (trait rouge foncé).

En date de début mars 2016, voici les corrélations moyennes sur 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans et totale (30 ans):

correl_wti_sp

On remarque ainsi l’accélération sur 2 ans (de 30% à 47%) et globale.

Observation #2: trois phases

 

  • Pendant près de 20 ans, de 1988 à 2008, la corrélation oscillait entre -20% et +20%
  • Durant la période 2009-2013, on était dans la zone [40%, 60%] avec des incursions vers les 80%
  • Depuis 2013, la corrélation a baissé dans les 20% avant de repartir à la hausse

 

Observation #3: volatilité

Dans toutes les périodes, on remarque une forte volatilité de la corrélation WTI – S&P500. La moyenne sur 3 mois (courbe bleue claire) le montre bien. Même si sur un an on est dans les 20%, la moyenne sur 3 mois peut aller à 0% ou être fortement négative comme en 2011.

 

correlation wt s&p500

 

A quoi ça sert?

Tout cela est bien joli mais à quoi cette corrélation peut-elle bien nous servir?

  • Portfolio management/Risk Management

Avec une corrélation positive, les deux actifs “vont dans le même sens”, quand l’un monte, l’autre monte aussi. Si nous sommes SHORT sur le pétrole par exemple (vente à découvert), et que nous avons également une position vendeuse sur l’indice S&P500, cela va augmenter notre risque, nous serons doublement exposé en cas de corrélation positive. Dans ce cas, pour se couvrir, il vaut mieux être LONG un des actifs et SHORT de l’autre.

Vous allez me dire, “Oui mais je pense que les deux vont descendre” (ou monter)… Certes, j’entends bien. Mais si le marché va contre vous, il ira contre vos deux positions.

En revanche, si l’on se place dans le cas d’une corrélation négative (si un actif monte, l’autre descend) alors il faudra acheter les deux ou vendre les deux afin de se couvrir.

  • Diversification

Imaginons que vous vouliez investir 1000 euros. Vous voulez acheter le S&P500. Mettre la totalité de votre investissement sur un actif est risqué. Pour le trading, idem. En cas de corrélation positive, il est préférable de mettre une partie du capital sur le S&P500 et le reste sur un actif corrélé, le pétrole par exemple.

Ces stratégies de diversification et d’étalement du risque sont largement employées par les gérants de portefeuille.

Voici un article de Morningstar qui reprend des exemples de corrélation.

 

ATTENTION!

Ces corrélations sont lissées, ce sont des moyennes sur plusieurs mois, plusieurs années… Afin de baser des stratégies d’investissement ou de trading sur ces corrélations, il faudra se positionner sur des horizons de temps plus ou moins longs!

Utiliser un stock screener

Utiliser un stock screener

by mmunier 1 Comment

Pourquoi utiliser un stock screener?

Un élément essentiel à la sélection de titres est l’utilisation d’un stock screener ou market screener. Mais pourquoi en utiliser un? D’ailleurs, je connais très bien Renault (ils font des voitures), LVMH (ils font des sacs marrons) et même Bouygues (ils font du BTP et des télécoms… c’est bien ça?). Je connais ces marques, ils font des milliards de chiffre d’affaire, alors hop j’en achète avec mon PEA! Ca y est je suis un investisseur aguerri! Bon, c’est une caricature bien sûr… L’intérêt principal d’un tel outil est de savoir pourquoi on achète telle ou telle entreprise, et souvent, pourquoi on ne l’achète pas. Cela permet prendre des décisions basées sur des chiffres, des données réelles, et non notre simple flair extraordinaire.

 

Comment utiliser un stock screener?

Une fois votre stratégie de trading ou d’investissement établie, vous sélectionnez les meilleurs titres qui vont vous permettre de mettre en place votre vision de marché, grâce à des critères divers et variés (Price/Earning, capitalisation, secteur, performance, dividende…). Il existe une multitude de choix et de catégories de sélection, cela permet de comparer les entreprises et de les acheter (ou vendre) en connaissance de cause, et non au feeling…

 

On peut aussi se baser uniquement sur ces critères de sélection afin de trouver les “meilleures” actions, avec les meilleurs ratios, les titres de “valeur” ou de “croissance”, etc. On parle alors de “stock picking”.

 

Il existe une multitude d’outils de ce type, en voici quelques-uns (cliquez sur les images afin d’être rediriger vers les sites).

 

 stock screener finviz
stock screener ft
stock screener google
investing
stock screener marketwatch
stock screener msn
stock screener reuters
stock screener yahoo
stock screener zacks

 

stock screener zonebourse


 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 


Pourquoi l’analyse technique ne sert à rien

Pourquoi l’analyse technique ne sert à rien

by mmunier 1 Comment
L’analyse technique apparaît comme un élément incontournable du trading. Je vais essayer brièvement de démonter ce mythe qui fait perdre de l’argent à la majorité des traders indépendants.

 

Je dois tout d’abord vous faire quelques aveux:

 

  • Dans ma carrière professionnelle, je n’ai jamais utilisé l’analyse technique ou graphique – et j’ai gagné;
  • J’ai parfois utilisé l’analyse technique en compte propre – et j’ai perdu;
  • Je n’ai jamais entendu parler d’un trader technique multi-millionnaire;
  • Tous les traders et gérants de fonds profitables que je connais basent leurs stratégies sur de l’analyse fondamentale et financière.

 

Le point le plus important est le suivant: l’analyse technique ou graphique est l’analyse de données passées. En effet, la courbe d’un actif reflète en réalité l’historique des prix de cet actif. Le fondement de l’analyse graphique est de se dire: “ce qu’il s’est produit dans le passé se reproduira dans le futur.”

 

Il existe plusieurs catégories d’indicateurs techniques qui nous renseignent sur des données différentes d’un actif.

 

Voici une liste non-exhaustive d’indicateurs techniques et graphiques:

 

  • Tendance: Moyenne Mobile, MACD, Parabolic SAR, Heikin-Ashi
  • Momentum: CCI (Commodity Channel Index), Stochastic, Williams, RSI (Relative Strength Index), Ichimoku Kinko Hyo, Fibonacci
  • Volatilité: Bollinger Bands, Standard Deviation, ATR (Average True Range)
  • Volume: Chaikin oscillator, OBV (On Balance Volume)

 

Dans une majorité de sites internet dédiés au trading, il est courant de voir des graphiques de ce type:

 

analyse technique

analyse technique

 

Question: lequel ou lesquels utiliser? Pourquoi?

 

Une stratégie de trading ne peut pas être définie par l’utilisation d’un ou même plusieurs indicateurs. De même, il est inutile et redondant d’utiliser deux indicateurs d’une même catégorie.
Ces indicateurs peuvent s’appliquer sur n’importe quel actif à partir du moment où l’on possède un historique des prix. Or, les marchés ont des caractéristiques propres: le marché des obligations est différent de celui des matières premières, etc. Chacun est poussé par des fondamentaux d’offre et demande, entre autre. Si l’on pouvait utiliser un indicateur qui fonctionnerait sur tous les marchés, ça se saurait, et on le cherche encore, ce Graal, le Holy Grail.

 

A quoi peuvent servir l’analyse technique et les indicateurs?

 

  • Confirmer un sentiment de marché
  • Trouver des points d’entrée et de sortie
  • Attendre le bon moment pour rentrer dans un trade
  • Connaître les caractéristiques et comportements d’un actif sur une période donnée (exemple: volatilité)

 

PS: Merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey