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Les 8 questions à se poser avant d’entrer dans un trade

Les 8 questions à se poser avant d’entrer dans un trade

by mmunier 0 Comments

Quand entrer dans un trade? Ceci est un système d’aide à la décision à utiliser avant d’appuyer sur les boutons BUY ou SELL. En apparence simple, il est relativement difficile d’atteindre la fin si on est réellement honnête avec soi-même! Il est facile d’avoir des idées de trading, de les valider rapidement et de se précipiter sur notre plateforme de trading préférée et d’y placer nos super trades de la mort qui tue…

Ce diagramme aidera les plus consciencieux à mettre toutes les chances de leur côté et ainsi leur éviter des catastrophes!

quand entrer dans un trade

Est-ce que tout va bien dans ma vie?

A partir du moment où des choses personnelles vous tracassent il est compliqué d’avoir les idées claires. Or, quand on est perturbé par des éléments externes, nos idées de trading sont compromises…

Allez donc voir un psy et revenez plus tard.

Suis-je de bonne humeur ce matin?

painchoco

Se lever du mauvais pied ou être de mauvais poil arrive à tout le monde. La meilleure chose à faire est d’aller manger quelque chose au chocolat. Cela apaise les douleurs et les chagrins et redonne de l’espoir.

Allez donc manger un pain au chocolat et revenez plus tard.

Ai-je faim?

painchoco2

Votre estomac est vide? N’utilisez pas le trading pour assouvir vos besoins élémentaires. Un trade ne remplace pas un bon steak.

Allez donc manger un pain au chocolat et revenez plus tard.

Est-ce qu’au niveau fondamental je sais pourquoi je veux faire ce trade?

Se poser sept fois la question pourquoi.

  1. Pourquoi veux-je faire ce trade? Parce que j’ai envie.
  2. Pourquoi? Parce que les médias disent tous qu’il faut le faire.
  3. Pourquoi? Parce que le chômage baisse aux US.
  4. Pourquoi? Parce que des emplois se créent.
  5. Pourquoi? Parce que les entreprises font des bénéfices et investissent et embauchent.
  6. Pourquoi? Parce que les ventes s’améliorent.
  7. Pourquoi? Parce que les consommateurs achètent…

Et encore, 7 fois c’est le minimum… Toujours savoir pourquoi on entre dans une position. Faire une analyse fondamentale, macroéconomique, financière…

Est-ce que je suis absolument sûr de moi?

warning

On peut être confiant sur une position ou une stratégie mais toujours garder à l’esprit que la perfection ou l’invincibilité n’existent pas en trading.

Allez donc voir un psy et revenez plus tard.

Est-ce que le timing/setup technique est bon?

 

Erreur à éviter: se précipiter. Tout dépend aussi de votre horizon de temps: si vous prenez une position que vous comptez garder des mois ou des ans, peu importe le point d’entrée. Plus votre horizon est court plus il faudra être précis dans le timing et le setup technique.

Alternative viable: entrez dans la position en plusieurs fois. Si par exemple vous voulez acheter 100 et qu’il vous est impossible de ne pas appuyer sur BUY, achetez 25 et attendez un peu. Puis quand vous n’en pouvez plus remettez-en 25 de plus, avec un peu de chance vous aurez un meilleur prix. Et ainsi de suite.

Patientez donc un peu et revenez plus tard.

Est-ce que j’ai défini des paramètres d’exposition, de volume, de stop-loss?

Cette étape peut venir avant la précédente. Dans tous les cas il est indispensable de réfléchir préalablement à la taille de position que l’on va engager. Taille, volume, exposition, quantité par rapport à votre capital, volatilité du sous-jacent, tout ceci revient à gérer le risque de votre portefeuille. Avoir des pourcentages en tête précis, savoir combien on peut perdre, jusqu’où on est prêt à aller, etc. Connaître en conséquence les niveaux de stop-loss ou d’objectifs associés.

Allez donc gérer votre risque et revenez plus tard.

Est-ce que c’est mon trade de l’année?

dangerdeath

On revient ici à la notion de confiance surestimée, d’être absolument sûr de soi. C’est peut-être le trade de l’année, voire de la décennie mais rien n’est moins sûr sur les marchés, car les marchés ont toujours raison, pas vous.

Allez donc voir un psy et recommencez à zéro.

BUY / SELL

Ca y est, on y est! Après toutes ces étapes laborieuses on a le droit d’appuyer sur le bouton, d’acheter ou de vendre, d’entrer dans un trade… Tout ce processus, bien que largement connu et théoriquement fiable pour ne pas faire de grosses bêtises, est largement délaissé et mis de côté par bon nombre de personnes. C’est vrai que c’est fastidieux, que ça demande du temps, de l’énergie, de la réflexion, de l’analyse, de la recherche… Mais c’est le vrai prix à payer pour ne pas exploser son compte de trading.

Comment utiliser l’ATR

Comment utiliser l’ATR

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Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

Parmi la pléiade d’indicateurs techniques, il en est un que j’affectionne particulièrement. Il s’agit de l’ATR ou Average True Range.

 

Qu’est-ce que l’ATR?

 

L’ATR nous donne une mesure de la volatilité historique. Autrement dit, l’ATR nous renseigne sur les amplitudes de variation des actifs, selon une période passée donnée. Il est exprimé en points, pips ou pourcentage. Il est intéressant de raisonner en pourcentages afin de pouvoir comparer les différents actifs.

 

Par exemple, si le CAC40 a bougé de 100 points sur une semaine – différence entre le plus haut et le plus bas atteints – alors sa volatilité hebdomadaire est de 100 points. Si le prix en début de semaine était de 5000 points, alors la volatilité est de: 100/5000=0.02, donc 2%.

 

L’ATR est une sorte de volatilité lissée, une moyenne de variations sur une période donnée.

 

Calcul de l’ATR

 

La plupart des plateformes de trading vous permettent d’intégrer l’ATR sur les graphiques que vous utilisez. Dans certains cas il est intéressant de savoir le calculer soi-même. Pour cela, rien de plus simple.

 

Voyons un exemple avec les données Open High Low Close mensuelles du S&P500 depuis début 2015. Nous allons donc établir l’ATR mensuel du S&P500 (on peut procéder de la même manière avec des données hebdomadaires ou journalières, etc.)
sp500
  • TR (True Range) = High – Low
Différence entre les plus haut et plus bas sur le mois.
Pour les puristes (et tenir compte des gaps haussier ou baissier à l’ouverture), le TR est en fait le Maximum entre:
               1. High(N) – Low(N)
               2. High(N) – Close(N-1)
               3. Close(N-1) – Low(N)
  • ATR mars-15 = moyenne TR (janv15-mars15)
Pour établir la première valeur ATR, nous faisons la moyenne des trois premières données TR. Ici il n’y a pas de règle, on peut choisir 2 mois, 3 mois ou plus… Dans notre exemple, on prend la moyenne des TR de janvier à mars pour avoir l’ATR de mars.
  • ATR(N) = [ ATR(N-1)+ TR(N) ]/2
Pour les ATR suivants (ici à partir d’avril-15), nous faisons la moyenne entre l’ATR du mois précédent et le TR du mois actuel. Ainsi, on lisse la moyenne.
Pour obtenir l’ATR d’un mois en pourcentage, on compare l’ATR du mois avec la valeur S&P500 d’ouverture (Open) de la période (ici 3 mois).
Par exemple, sur le mois d’avril-15, l’ATR vaut 89. Le début de période en question (3 mois) est février-15 où l’ouverture S&P500 était de 1997 points.
ATR%(avril-15) = ATR(avril-15)/Open(février-15)
ATR%(avril-15) = 89/1997
ATR%(avril-15) = 4.45%
sp500atr
On remarque ainsi qu’en début 2015, l’ATR du S&P500 oscillait dans les 4% avant d’évoluer vers les 8%. Autrement dit, la volatilité a doublé.

 

En quoi est-ce utile?

 

Volatilité et choix du sous-jacent

 

Pour générer du gain il nous faut du mouvement, des actifs qui “bougent”, et donc de la volatilité. Un trader aura donc tendance à privilégier les actifs dont la volatilité est élevée. Ce ne sera pas forcément le cas d’un investisseur.

 

Afin de choisir un actif, l’ATR est très utile. On peut ainsi comparer l’ATR (hebdomadaire par exemple) de plusieurs produits et choisir celui qui est le plus élevé (en pourcentage). Personne n’a envie de se retrouver avec une position immobile, un actif amorphe.

 

En fonction de la construction de votre portefeuille ou de vos stratégies, vous pouvez au contraire avoir besoin d’actifs moins volatiles, pour diversifier par exemple.

 

Que l’on veuille de la volatilité ou non, l’ATR nous donne une bonne indication du comportement passé de l’actif.

 

Risk Management: horizon de temps, gestion des stops

 

Autre point important: la gestion du risque et le money management.

 

En voyant l’ATR mensuel du S&P500 en date d’avril 2016, on sait qu’en moyenne, l’amplitude de variation High-Low est de 6%. Globalement on ne pourra donc pas attendre plus de 6% en termes de performance sur un mois.

 

De la même manière, il est probable que le S&P500 varie de 6% sur le mois suivant. Placer un stop inférieur à 6% ne serait donc pas approprié: il serait probablement touché dans le mois.

 

Si votre horizon de temps est plus court, il faudra étudier l’ATR hebdomadaire ou journalier et placer vos stops en conséquence.

 

Ressources:

 


 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

Stoic Survey

 


Corrélation WTI – S&P500

Corrélation WTI – S&P500

Voici une étude de corrélation entre le pétrole (WTI crude oil) et l’indice S&P500. Il s’agit d’une corrélation journalière, c’est-à-dire que l’on compare les variations quotidiennes des deux actifs, afin de savoir:

  • si les deux actifs évoluent dans le même sens (corrélation positive) ou pas (corrélation négative)
  • et dans quelle proportion: 100% de corrélation signifie que les actifs ont des variations identiques tandis qu’une corrélation de 0% veut dire que les actifs ne sont pas du tout corrélés!

Afin de lisser les résultats, une moyenne de ces corrélations journalières est effectuée sur 3 mois, 6 mois et 1 an.

Voici ce que l’on obtient sur une période de près de 30 ans:

correlation wti s&p500

Observation #1: ça monte!

La corrélation WTI – S&P500 augmente avec le temps! Cela est représenté par la moyenne linéaire globale (trait rouge foncé).

En date de début mars 2016, voici les corrélations moyennes sur 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans et totale (30 ans):

correl_wti_sp

On remarque ainsi l’accélération sur 2 ans (de 30% à 47%) et globale.

Observation #2: trois phases

 

  • Pendant près de 20 ans, de 1988 à 2008, la corrélation oscillait entre -20% et +20%
  • Durant la période 2009-2013, on était dans la zone [40%, 60%] avec des incursions vers les 80%
  • Depuis 2013, la corrélation a baissé dans les 20% avant de repartir à la hausse

 

Observation #3: volatilité

Dans toutes les périodes, on remarque une forte volatilité de la corrélation WTI – S&P500. La moyenne sur 3 mois (courbe bleue claire) le montre bien. Même si sur un an on est dans les 20%, la moyenne sur 3 mois peut aller à 0% ou être fortement négative comme en 2011.

 

correlation wt s&p500

 

A quoi ça sert?

Tout cela est bien joli mais à quoi cette corrélation peut-elle bien nous servir?

  • Portfolio management/Risk Management

Avec une corrélation positive, les deux actifs “vont dans le même sens”, quand l’un monte, l’autre monte aussi. Si nous sommes SHORT sur le pétrole par exemple (vente à découvert), et que nous avons également une position vendeuse sur l’indice S&P500, cela va augmenter notre risque, nous serons doublement exposé en cas de corrélation positive. Dans ce cas, pour se couvrir, il vaut mieux être LONG un des actifs et SHORT de l’autre.

Vous allez me dire, “Oui mais je pense que les deux vont descendre” (ou monter)… Certes, j’entends bien. Mais si le marché va contre vous, il ira contre vos deux positions.

En revanche, si l’on se place dans le cas d’une corrélation négative (si un actif monte, l’autre descend) alors il faudra acheter les deux ou vendre les deux afin de se couvrir.

  • Diversification

Imaginons que vous vouliez investir 1000 euros. Vous voulez acheter le S&P500. Mettre la totalité de votre investissement sur un actif est risqué. Pour le trading, idem. En cas de corrélation positive, il est préférable de mettre une partie du capital sur le S&P500 et le reste sur un actif corrélé, le pétrole par exemple.

Ces stratégies de diversification et d’étalement du risque sont largement employées par les gérants de portefeuille.

Voici un article de Morningstar qui reprend des exemples de corrélation.

 

ATTENTION!

Ces corrélations sont lissées, ce sont des moyennes sur plusieurs mois, plusieurs années… Afin de baser des stratégies d’investissement ou de trading sur ces corrélations, il faudra se positionner sur des horizons de temps plus ou moins longs!

Corrélation EURUSD – DAX

Corrélation EURUSD – DAX

Ces derniers temps nous avons pu observer une corrélation négative entre l’EURUSD et le DAX. Mais ça n’a pas toujours été le cas. Etudions un peu cette corrélation eurusd dax.

 

Conclusion

correlation_eurusd_dax

 

Sur dix années [2005-2015], on obtient une corrélation moyenne de +20%, en prenant en compte toutes les variations quotidiennes. Corrélation positive donc. Cela signifie qu’en moyenne, il y a plus de chance que la paire EURUSD et le DAX aillent dans le même sens. Quand l’un monte, l’autre monte aussi.

 

Cette “daily” corrélation varie en fonction de l’horizon de temps étudié. Ainsi, la corrélation sur un an (courbe verte) n’est pas la même que celle sur 3 mois (courbe rouge). Cette dernière étant plus volatile.

 

Sur la période [2009-2013], la corrélation eurusd-dax se situait entre +20% et +60%. Depuis, elle a dégringolé vers les -40%.

 

correlation_eurusd_dax

 

Au 22/05/15, les corrélations sur 3 mois, 6 mois, 1 an, 2 ans et globale sont les suivantes:

correl_eur_dax

Il faut bien-sûr faire très attention à l’utilisation qu’on peut faire de cette analyse.

A priori, on pourrait se dire que, en ce moment, et sur un horizon minimum de 3 mois, si l’eurusd baisse, le dax va monter, et vice-versa. On peut en déduire certaines stratégies de couverture.

Mais attention, il se peut très bien que petit à petit cette corrélation eurusd-dax revienne à sa tendance long-terme positive.

 

Méthodologie

 

Données: EURUSD et DAX en pas journalier de 2005 à 2015.

 

Pour chaque actif et chaque jour de marché, on regarde la variation entre le close du jour (J) et le close de la veille (J-1). Cela nous donne une variation pour l’eurusd et une variation pour le DAX. Ces calculs sont effectués sur toute la série de données.

 

On calcule ensuite, pour chaque jour, la corrélation moyenne de ces variations (corrélation entre les variations eurusd et les variations dax) sur différents horizons de temps: 3 mois, 6 mois et un an.

Conséquences du bid-ask spread

Conséquences du bid-ask spread

bidask4

Qu’est-ce que le bid-ask spread?

 

Aussi appelé bid-offer spread, c’est la différence entre le prix d’achat et le prix de vente du market-maker, c’est-à-dire celui qui fait ou publie le prix (votre broker). De manière plus classique, ces prix viennent de deux personnes différentes. Le bid (demande) est le prix le plus haut qu’un acheteur est prêt à payer. L’ask (offre) est le prix le plus bas où le vendeur est prêt à vendre.

 

En tant que trader particulier, vous allez vendre au bid et acheter à l’offre (ask).

 

En cas de doute, dites-vous que vous avez toujours le prix le moins bon quoi que vous fassiez! Vous allez acheter au plus cher et vendre au moins cher…

 

Ce bid-ask spread a plusieurs conséquences.

 

Conséquence sur l’entrée du trade

 

La conséquence immédiate de ce spread est la suivante: dès que vous entrez dans un trade, vous serez perdant.

 

Prenons l’exemple ci-dessous:
CAC40 bid 4932 – 4936 ask

bidask2

Si vous achetez 1 lot à 4936, votre perte instantanée sera de 40 EUR, car si vous voulez fermer votre position, vous devrez vendre à 4932 (sans même parler de la commission, qui peut très bien être de 10 EUR par lot, dans ce cas c’est une perte de 50 EUR immédiate).

 

Pour 10 lots achetés (ou vendus), ce sera 400 EUR de perte directe… (plus la com)

 

Rappel: Pour 1 lot de CAC40, 1 point = 10 EUR 

 

Dans le cas précédent, il faudra attendre un mouvement de marché de 4 points (dans votre sens) afin d’être neutre et de plus de 4 points avant d’être positif.

 

Vous voyez qu’un spread qui n’a l’air de rien peut vite devenir dangereux selon la taille de votre compte et le volume que vous traitez.

 

Conséquence sur le niveau du stop

 

Rappelez-vous: quoi que vous fassiez vous serez exécutés (votre ordre hein… pas vous) au pire prix!

 

Hypothèse:
Vous avez acheté un lot de CAC40 à 5100.
Vous avez placé votre stop à 5050.

 

Lorsque que le bid-ask du marché sera à [5050 – 5052], votre ordre stop sera exécuté à 5050. En effet, si vous êtes long, vous devez vendre pour fermer la position. Vous vendez alors à 5050.

 

Là encore ça n’a l’air de rien, mais attention aux spreads variables et overnight.

 

Spreads variable, fixe, overnight

bidask3

En général vous verrez le bid-ask bouger constamment. Sur certains produits, en fonction des courtiers, il peut être fixe.

 

Dans l’exemple du CAC40 précédent, la chose suivante peut très bien arriver: votre stop est à 5050, le marché est à [5052 – 5054]… Tout d’un coup le bid descend sans crier garde, l’offre restant au même niveau: [5050 – 5054]. Votre stop est touché! Puis le marché revient tranquillement à [5052 – 5054]…

 

Pour nos amis les scalpeurs, ça peut vite devenir insupportable!

 

Lorsque vous gardez des positions pour le lendemain, les bid-ask spreads doublent ou triplent la nuit… Un spread de 5 points peut très bien se transformer en 20 points à 23h.

 

Un conseil: en cas de position overnight, et si votre stop n’est pas très loin du marché… déplacez-le ou enlevez-le carrément…

 

Conséquence sur l’horizon de temps

 

Nous avons vu que dès l’entrée dans le trade nous avons une perte immédiate. Selon les produits, les spreads seront plus ou moins grands (des paires de devises exotiques par exemple). Si le produit en question a une volatilité faible, il vous faudra attendre longtemps avant d’être positif, dans le cas où le marché va dans votre sens… Un marché qui ne bouge pas, avec des spreads importants, est un calvaire absolu à traiter, notamment pour des trades court-terme.

 

Il faut donc bien avoir en tête qu’en fonction des bid-ask spreads il faut laisser le temps au marché de bouger…

 

Comment calculer la valeur du tick

Comment calculer la valeur du tick

by mmunier 2 Comments

Avant d’entrer dans une position, il est impératif de savoir:

  • Combien vaut 1 pip ou tick ou point, c’est-à-dire combien je gagne ou je perds pour une variation de prix de 1 pip ou tick ou point.
  • Combien je peux perdre au plus si mon stop est touché (en valeur nette et par rapport à mon capital).
  • Quelle est la valeur de contrat du produit traité.
  • Quelle est mon exposition, c’est-à-dire la taille de ma position par rapport à la taille de mon capital, ou du montant total que je peux traiter avec le levier.

Nous allons nous intéresser ici aux deux premiers points.

tictac

 

Qu’est-ce qu’un pip, un tick, un point?

Un tick est la plus petite variation de marché possible.

La taille du tick du #DAX30 est de 0.5 – Exemple: de 12006.5 à 12007.0
La taille du tick du #NASDAQ100 est de 0.25 – Exemple: de 4367.25 à 4367.50

Le pip, utilisé en forex, est l’équivalent du tick.
Le pip du #EURAUD est 0.0001 – Exemple: de 1.3755 à 1.3754

Un point est la plus petite variation de marché possible “à gauche de la décimale”.
Sur le #DAX30, le tick est de 0.5 et un point égale 2 ticks.
Sur le #NASDAQ100, le tick est de 0.25 et un point égale 4 ticks.

 

Comment calculer la valeur du tick?

 

Sur votre plateforme de trading ou le site de votre courtier on vous donnera le détail de chaque produit, notamment la taille du tick, la valeur du tick (pour un lot), la taille d’un lot, etc.

La valeur du tick est:

Valeur(tick) = Taille(tick) x Taille(1 lot) x Volume

Exemple #DAX30

Taille(tick) = 0.5 (à vérifier dans les spécifications du produit)
Taille(1 lot) = 25 EUR (à vérifier dans les spécifications du produit)
Volume = c’est le volume que vous souhaitez traiter: 1 pour 1 lot, 0.1 pour 0.1 lot…

On a donc la valeur du tick sur le #DAX30, pour 1 lot traité:

Valeur(tick) = 0.5 x 25 x 1 = 12.5 EUR

On a donc la valeur du tick sur le #DAX30, pour 0.2 lot traité:

Valeur(tick) = 0.5 x 25 x 0.2 = 2.5 EUR

ATTENTION à la devise: elle correspond à la devise du produit traité. Ainsi, sur un produit en dollars, la valeur du tick sera en dollars.

Exemple E-mini #SP500 pour 1 lot traité

Taille(tick) = 0.25 (à vérifier dans les specs du produit)
Taille(1 lot) = 50 USD (à vérifier dans les specs du produit)

Valeur(tick) = 0.25 x 50 x 1 = 12.5 USD = 11.36 EUR

(en prenant EURUSD=1.10)

Exemple E-mini #SP500 pour 0.3 lot traité

Valeur(tick) = 0.25 x 50 x 0.3 = 3.75 USD = 3.41 EUR

(en prenant EURUSD=1.10)

Exemple pétrole #WTI pour 1 lot traité

Taille(tick) = 0.01 (à vérifier dans les specs du produit)
Taille(1 lot) = 1000 Barrels (à vérifier dans les specs du produit)

Valeur(tick) = 0.01 x 1000 x 1 = 10 USD = 9.09 EUR

(en prenant EURUSD=1.10)

Exemple #EURAUD pour 1 lot traité

Taille(tick) = 0.0001 (à vérifier dans les specs du produit)
Taille(1 lot) = 100000 EUR (à vérifier dans les specs du produit)

Valeur(tick) = 0.0001 x 100000 x 1 = 10 AUD = 7.14 EUR

(en prenant EURAUD=1.40)

 

Comment calculer son stop?

Nous allons prendre les données suivantes comme exemple.

Produit traité: #DAX30
Volume traité: 0.1 lot
Capital: 10000 euros
Risk max par trade: 5%

Grâce aux calculs précédents, nous avons:

Valeur(tick) = 1.25 EUR

1 tick (mouvement de 0.5) = 1.25 EUR
1 point (2 ticks) = 2.50 EUR

Nous voulons perdre au maximum 5% du capital: 10000 x 5% = 500 EUR

Cela correspond à:

\frac{500}{2.50} = 200 points du #DAX30

Si j’achète le #DAX30 à 12000, je mets mon stop à 12000 – 200 = 11800 points !
Si je vends le #DAX30 à 12000, je mets mon stop à 12000 + 200 = 12200 points !

Dans ces deux cas, si mon stop est touché, je vais perdre 500 EUR (dans l’hypothèse d’une exécution parfaite au prix établi).

 

Comment calculer le volume à traiter à partir du stop?

 

Dans de nombreux cas, il est préférable et recommandé de connaître le niveau du stop (en termes de prix de marché) avant de s’occuper du volume que l’on va mettre sur la position.

Que ce soit à l’aide de l’analyse technique, fondamentale, de la volatilité, de votre gestion du risque, avec une boule de cristal, ou autre… vous arriverez à un niveau de stop.

Prenons l’exemple suivant:

Produit traité: #DAX30
Volume traité: ???
Capital: 10000 euros
Risk max par trade: 5%
Niveau d’entrée: 12250 points
Sens: LONG (on veut acheter)

Grâce à votre analyse infaillible, imaginons que vous en déduisez un stop à 11900 points. Quelle est la taille que vous allez mettre sur ce trade?

Procédons étape par étape:

Entrée: 12250
Stop: 11900
Différence: 12250-11900 = 350 points

Au passage, cela fait une variation de marché de:  \frac{350}{12250} = 2.86\%

Le risque maximum souhaité est toujours de 5% de votre capital: 500 EUR

On en déduit la valeur du point (et du tick) maximale:

\text{Valeur(point)} = \frac{500}{350} = \text{1.43 EUR}
Valeur(tick) = 0.715 EUR

Maintenant, reprenons la formule du début:

Valeur(tick) = Taille(tick) x Taille(1 lot) x Volume

Pour rappel, sur le #DAX30:
Taille(tick) = 0.5
Taille(1 lot) = 25 EUR

On en déduit le volume à traiter:

Volume = \frac{Valeur(tick)}{Taille(tick) \times Taille(1 lot)}

Volume = \frac{0.715}{0.5 \times 25}

Volume = 0.0572 lot

Récapitulons

  • En achetant 0.0572 lot de #DAX30, et en mettant mon stop à 11900 points, je vais perdre au maximum 500 EUR (5% de mon capital) si mon stop est touché.
  • Si le volume minimum autorisé par votre plateforme/broker est de 0.1 lot, il ne faut pas entrer dans ce trade.
  • Si vous souhaitez tout de même acheter 0.1 lot, il faudra recalculer le niveau de votre stop afin de rester dans la limite des 5% (à vous de fixer ce pourcentage).

 

Conclusion

 

  • Vous devez vous fixer une limite de perte maximale par rapport à votre capital (par trade et sur le portefeuille global).
  • Il faut absolument faire ces calculs AVANT d’entrer dans la position. Une fois la position ouverte, vous n’aurez jamais le temps, la patience ou l’envie de faire ces calculs. Il faut le faire avant.
  • Utilisez une spreadsheet Excel, faites vos calculs et formules une fois pour toute pour chaque produit puis ré-utilisez-les pour chaque trade.

 

PS: si vous avez 2 minutes, merci de répondre à ce petit questionnaire

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5 pièges à éviter sur compte de trading demo

5 pièges à éviter sur compte de trading demo

by mmunier 0 Comments

 

Les comptes de trading demo peuvent être utiles afin de se familiariser avec une plateforme, s’entraîner à passer des ordres, à gérer les volumes, mettre en place les stops, tester des stratégies, etc. Cependant il y a certains pièges à éviter.

 


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VIDEO VIP (33min): Approche professionnelle du trading

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Vous pouvez vous désinscrire à tout moment.

1. Taille du compte

 

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Très souvent, si ce n’est toujours, on vous proposera d’ouvrir un compte demo avec 25000 ou 50000 ou 100000 euros virtuels. Oui, cent mille euros. Le problème est le suivant: avec une telle somme virtuelle, vous allez vous habituer à traiter des tailles énormes, avec beaucoup de lots, beaucoup de risque… Vous pourrez éventuellement gagner beaucoup virtuellement (ou perdre beaucoup, mais il suffit alors de rouvrir un compte virtuel et recommencer). Dès lors que vous ouvrez un compte réel, souvent avec beaucoup moins d’argent, vous n’aurez plus de repères. Le trading avec 1000 euros est très différent du trading avec 50000 euros.

 

2. Exécution des ordres et conditions de marché

 

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En compte demo, tout ira toujours bien dans le meilleur des mondes. Vos ordres seront exécutés parfaitement, normal puisque tout est virtuel, le prix est donc fixé peu importe les conditions réelles de marché. Seulement sur un compte réel, vous pouvez avoir des (mauvaises) surprises, à cause de la volatilité du marché, des gaps à l’ouverture ou overnight, des bid-ask spreads, de l’intégrité de votre broker… Il y a la qualité de l’exécution (le prix, le slippage) à prendre en compte, mais aussi la vitesse d’exécution. Un ordre stop ou limit sera en général exécuté parfaitement en demo. En conditions réelles, vous aurez parfois des différences entre le niveau de votre ordre et le prix exécuté.

 

3. Utilisation du levier

 

levier

 

En virtuel, on peut s’amuser, aucun danger. Avec un levier x300 par exemple on peut prendre des positions de mamouth et bien se marrer. On peut faire gonfler son compte virtuel très rapidement avec un peu de chance. Le pire qui puisse vous arriver: c’est de réussir à gagner avec un tel levier. Vous allez alors prendre confiance et essayer de faire la même chose avec un compte réel. Vous m’en direz des nouvelles.

 

4. Emotion et risk management

 

scared

 

Jouer avec de l’argent virtuel n’a bien sûr rien à voir avec de l’argent réel, qui plus est le votre. Les décisions que vous prenez et votre comportement lors de trades gagnants ou perdants ne seront pas du tout les mêmes. Vous ne pouvez donc pas conclure quoi que ce soit de votre capacité à trader suite à une expérience en demo. On peut prendre le poker comme exemple. Une partie de poker sans argent réel, sans votre propre argent misé, n’est plus une partie de poker, ça n’a rien à voir, la stratégie est complètement différente, les enjeux aussi. Une partie de poker virtuelle n’a aucun intérêt, à part peut-être de comprendre les règles du jeu.

 

5. Game Over

 

gameover

 

Sur un compte réel vous n’avez qu’une seule vie. Bien sûr vous pouvez alimenter votre compte comme bon vous semble, mais l’argent perdu est perdu. Vous ne pourrez pas recommencer à l’infini comme sur un compte demo. Le piège est d’enchaîner les comptes demo jusqu’à ce que vous gagniez, puis de penser que vous réussirez sur compte réel.