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Comment vivre de la bourse ?

Last updated on 19 février 2020

Interview de Bertrand du site revenusetdividendes.com 

MARC – Bonjour à tous et bienvenus.

BERTRAND – Bonjour.

MARC – Je suis avec Bertrand du site revenusetdividendes.com et ensemble on va parler des dividendes, des revenus boursiers et comment vivre de la bourse. Tout d’abord Bertrand est-ce que tu peux te présenter et nous dire un petit peu ce que tu fais.

BERTRAND – Merci de m’inviter déjà, donc, je m’appelle Bertrand j’ai 48 ans maintenant et je suis rentier grâce à la bourse depuis deux ans donc depuis 2016, ça veut dire que je vis à 100% de mes revenus boursiers c’est mon salaire c’est ma manière de gagner ma vie.

MARC – Comment t’est venue l’idée de faire ça, comment en es-tu arrivé aux dividendes et la bourse ?

BERTRAND – En fait, j’ai eu une vie professionnelle un peu diverse et variée, j’ai été à la fois salarié et chef d’entreprise indépendant. En 2011, fin 2011 début 2012 j’étais chef d’entreprise et la société que j’avais ne marchait plus trop, j’ai donc arrêté de travailler. Je me suis rendu compte par la suite qu’à 44- 45 ans ça serait un peu difficile de retrouver du travail et que j’avais un peu peur pour ma retraite. Je m’étais dit la retraite ça va être dur si je ne retrouve pas de travail, je devais donc trouver des revenus complémentaires, et j’avais aussi comme objectif que ces revenus soient passifs et automatiques c’est-à-dire de ne pas m’en soucier au quotidien ; disons que mes revenus tombent entre guillemets tous seuls. Je voulais aussi quelque part que ça soit relativement sûr, donc rapidement j’ai regardé un petit peu tous les domaines. C’est vrai qu’il y a l’entreprenariat mais ça je connaissais déjà. Il restait donc la bourse et l’immobilier on pourra peut-être en parler après. Alors l’immobilier, c’est bien, mais  je suis un peu phobique de tout ce qui est administratif, j’ai vite  identifié que l’immobilier c’est quand même quelque chose qui est fiscalement assez taxé et je trouvais ça un peu compliqué, donc rapidement je me suis tourné vers la bourse. En fait j’ai découvert qu’aux États-Unis il y a des millions de gens qui utilisent la bourse pour gagner leur vie et aussi pour leur retraite, ce qui m’a ouvert un nouveau monde concernant l’investissement en bourse par les dividendes.

MARC – C’est très développé aux États-Unis contrairement en France …

BERTRAND – J’ai découvert que gagner en bourse ça peut vouloir aussi dire gagner des revenus, c’est-à-dire qu’en France on a toujours cette pensée à savoir est-ce que l’action va monter etc. Que veut dire gagner ? Tous les gens en France et la plupart des investisseurs considèrent que l’investissement en bourse c’est acheter bas et revendre haut. D’ailleurs toi aussi, c’est l’une des manières que tu utilises mais je me suis aperçu que ce n’était pas le seul angle d’attaque et qu’en fait il y a beaucoup de gens en particulier aux états unis qui vous disent moi ce qui m’intéresse c’est générer un revenu, un salaire, gagner un revenu passif. J’ai donc énormément lu sur la bourse aux États-Unis et sur la méthode d’investissement, je me suis formé, j’ai acheté des bouquins… j’y ai passé quand même pas mal de temps et ensuite j’ai commencé à investir en bourse suivant cette manière, même si au début je n’ai pas tout de suite réussi.

MARC – Mais tu t’es formé sur des bases américaines ou avais-tu d’autres sources ?

BERTRAND – C’est essentiellement américain, en fait ils m’ont inspiré la méthode de penser, la manière de fonctionner, et la manière d’investir. Il faut savoir qu’aux États-Unis il y a quand même des centaines de sites sur le sujet donc c’est comme ça que j’ai commencé, après ce n’est pas ce qui m’a permis de vivre des dividendes du jour au lendemain, mais en tout cas j’ai commencé à investir, après j’ai recherché quand même du travail et j’ai eu beaucoup de mal. Au début c’est comme ça que j’ai investi. Puis à un moment j’ai décidé d’aller plus loin et j’ai vendu mon immobilier, mon appartement pour investir le tout en bourse, je me suis lancé dans le bain et aujourd’hui je ne le regrette pas car en quelques années mon capital a été multiplié par deux et surtout mes revenus ont bien augmenté. Cela ne veut pas dire que ça a marché depuis le départ, j’ai commencé petit à petit j’ai fait beaucoup d’erreurs et j’ai appris de ces erreurs, et progressivement j’ai affiné ma méthode pour l’investissement.

MARC – Donc concernant cette méthode, globalement pour faire cette stratégie, tu investis sur les actions à forts dividendes ? Enfin ma question, c’est quoi le principe sans trop de détails et comment tu choisis justement ces actions dans ton portefeuille ?

BERTRAND – Le principe ce n’est pas les actions à forts dividendes, par ce que le meilleur dividende n’est pas forcément le plus élevé. Le principe c’est plutôt d’investir sur des actions avec des dividendes stables et sûrs. Comme je cherche des revenus, c’est comme si je cherchais un salaire et je n’aurais pas envie que mes revenus baissent ….

MARC – c’est du long terme, de la sureté, de la sécurité…

BERTRAND – Voilà, de la sureté et de la sécurité et si possible des revenus croissants. Quand on parle  du rendement des forts dividendes ce n’est pas le critère principal, aujourd’hui sur le marché américain, on trouve des actions à 15% 20% etc. C’est des actions qui sont globalement à des niveaux si élevés que cela indique qu’elles sont risquées. Il y a un risque et en particulier un risque de baisse du dividende, quand je parle de risque je parle essentiellement de risque sur le dividende je ne parle pas de risque sur l’action elle-même, par ce qu’en fait on s’aperçoit que parfois il y a des actions qui baissent leurs dividendes et le cours augmente et c’est là le bon critère ; ce n’est pas de chercher des actions à haut rendement, c’est chercher des actions qui offrent des une pérennité et une stabilité du dividende voire une augmentation, et dans ce cadre-là, effectivement je vais avoir tendance à chercher les actions au rendement le plus élevé mais en deuxième critère.

MARC – Très bien ça c’est important à savoir : ce n’est pas juste le pourcentage affiché de rendement qui est crucial.

BERTRAND – C’est clair, parce qu’il ne faut pas se leurrer, il n’y a pas de free lunch comme disent les américains, il n’y a rien de gratuit ! Pourquoi est-ce qu’on aurait une action à 15% sans risque ? Alors qu’à côté les belles actions comme Coca-Cola ou Apple sont à 2%, c’est qu’il y a une raison et la raison c’est que Apple par exemple, vont sûrement augmenter leur dividende à 15% mais la question est : vont-ils être capables de le faire ?

MARC – En termes de diversification ou de nombre d’actions comment fais-tu ? Quelle est ta philosophie par rapport à ça, est ce que t’en prends 50 ou juste 4 ou 5 dans différents secteurs ou dans un seul ?

BERTRAND – à propos de la diversification -j’ai d’ailleurs fait une vidéo sur YouTube- pour moi c’est un mauvais concept. Je ne dis pas qu’il faut acheter une seule action, je dis et  je m’inspire un peu de ce que fait Warren Buffet, que le principal c’est d’acheter des actions qui sont bonnes, ce n’est pas d’en acheter un nombre minimum. Si vous investissez pour 1000€, acheter une seule bonne action c’est mieux que d’en d’acheter 25 ou 2 qui ne servent à rien, mais avec les frais de courtage ça coûte cher donc on ne va pas chercher à en acheter peu… Après pour donner un ordre d’idée moi ce que je cherche c’est d’abord la qualité des actions et en fonction de ça j’investis ou pas. J’en ai pas non plus 36 sur mon portefeuille et à la fois sur mon PEA je dois avoir 7 actions, je pourrais en avoir 8 ou 5, il y  a des moments où j’en ai eu 5, je n’ai pas de critère sur le nombre mais par contre si trouver les bonnes actions et on se rend compte qu’il n’y en a pas tant que ça au final. Le portefeuille de Warren Buffet est à 60% ou 70% sur 4 actions, il dit que les financiers et les conseillers financiers s’en mettent plein les poches en vous donnant des arguments, qui leur permettent de justifier leur salaire mais jamais personne n’a prouvé qu’avoir “x“ actions c’est mieux qu’en avoir “y“. Pour moi c’est typiquement ce que les banquiers vont vous dire pour vous convaincre de leur donner votre argent et nous on est bien informé sur le sujet dès qu’on leur demande comment vous allez diversifier, pourquoi, comment etc. il n’y a plus personne.

MARC – T’as parlé du PEA c’est assez intéressant. Maintenant on va parler de fiscalité et juste avant j’aimerais te demander sur quel support tu investis, PEA ou compte titre et que préconises-tu par rapport à la fiscalité ?

BERTRAND – Oui ça c’est un élément extrêmement important, aujourd’hui je suis investi à 80% dans mon PEA, donc il y a plus de 8 ans depuis, et le gros avantage est que un PEA après 8 ans tu peux ressortir l’argent…

MARC – …5ans…

BERTRAND – …Sans le fermer. Le PEA il faut être clair c’est quand même aujourd’hui le dernier paradis fiscal français, s’il y en a un c’est celui-là, pourquoi ? Par ce qu’en fait on n’a pas d’impôts, c’est-à-dire que je ne paie pas d’impôts quand je retire mes dividendes ….

MARC -…au-delà de 5 ans …

BERTRAND -…au-delà de 5 ans, entre 5 et 8 ans, dès qu’on retire on referme le PEA, au bout de 8 ans on n’a pas à le refermer. Aujourd’hui j’ai une grosse partie de mes revenus qui sont sans impôts, et j’invite vraiment tout le monde à ouvrir un PEA, ce qu’on ne sait pas forcement, c’est que le PEA est bénéfique dans ce cadre fiscal dès son ouverture, pas depuis qu’on investit dessus.

MARC – Tu dis qu’il n’y a pas d’impôts mais il y a quand même des prélèvements sociaux.

BERTRAND – Oui il y a ce qu’on appelle les prélèvements sociaux, c’est compliqué vous savez on est en France donc il ne faut pas faire les choses simples mais au maximum on est à 17,5%.

MARC – …au minimum…

BERTRAND -…au maximum, moi je ne suis pas à 17,5% par ce que la fiscalité du PEA des prélèvements sociaux, dépend du moment où t’as investi et comme au départ j’ai ouvert mon PEA en 2007 je bénéficie encore d’un taux réduit …pour donner un ordre d’idées je crois que mon taux de prélèvements sociaux du PEA est à 12% alors qu’aujourd’hui la CSG CRDS est à 17%. Je ne sais pas combien ça durera par ce que tu connais nos gouvernants ils veulent nous inciter à investir en bourse après ils se disent on va changer ça ….donc ils augmentent chaque année et à chaque fois. Macron a été peut-être le pire là-dessus par ce qu’en fait il a enlevé ce qu’on appelle la rétroactivité fiscale. C’est un sujet plus compliqué mais lui il a été encore pire que les autres non seulement il a augmenté comme Hollande, mais en plus il a enlevé cette rétroactivité fiscale à partir de 2018.

MARC – Le PEA en tout cas n’est pas si taxé que ça.

BERTRAND – Non, après c’est 17,5% et les tranches d’impositions c’est entre 0%-14%, si on est en dessous de 14% le mieux c’est le compte titre, si on est au-dessus c’est entre 17,2% et 30% et c’est quand même plus. Je crois que le nombre de français qui en ont est assez faible, c’est incroyable !

MARC – En parlant de la qualité des dividendes et des actions et sachant que le marché et le cours de bourse de ces actions fluctuent et peuvent baisser, comment t’y prends-tu si ton capital était à 10000 et que le marché baisse et qu’il n’est plus qu’à 7000 ? Tu rajoutes ? Comment gères-tu ces fluctuations de marché ? Est-ce que tu t’en occupes ou pas ?

BERTRAND – Très bonne question et c’est vrai que c’est peut-être la chose qui va faire le plus peur aux gens. Globalement pour être très simple la notion de plus-value ou moins-value ne m’intéresse pas, c’est-à-dire ce n’est pas quelque chose qui va déterminer mon choix d’investissement, j’ai beaucoup d’actions qui sont en moins-value, je vends des actions et je recueille d’autres en moins-values. Donc au contraire pour moi la baisse du marché va être une opportunité, car il y a souvent des actions qui sont à prix cassé mais par rapport au rendement, à la qualité de l’action et à la pérennité du rendement, ce n’est donc pas quelque chose qui détermine mon choix. Je vais te dire une chose, souvent les gens me posent la question, et je ne sais jamais quoi répondre, je ne pourrais pas te dire aujourd’hui quelle action j’ai en plus-value et quelle action est en moins-value, je n’en sais rien du tout ! Par ce que ce n’est pas mon critère de choix, mon critère de choix va être combien de revenus je vais pouvoir générer avec le montant du capital que j’ai, aujourd’hui si la bourse baisse le montant va baisser, et d’un autre côté on va avoir des rendements qui vont augmenter donc ça ne veut forcément pas dire que mes revenus vont baisser, c’est un peu ça le mode de fonctionnement. Au final sur le long terme la méthode ou plutôt la manière dont j’investis depuis 2012 -ça va faire quand même 6 ans maintenant- montre que le capital augmente sans que je puisse le prouver, et finalement ma recherche d’actions basée sur le rendement, sur le dividende et sur la pérennité du dividende fait que mécaniquement on est amené à choisir des actions qui sont bonnes et qui marchent bien finalement.

MARC – Une question que je voulais te poser ; que fais-tu de tes dividendes justement : tu les retires et tu les utilises pour vivre et les consommer ou tu les réinvestis ?

BERTRAND – Très bonne question, malheureusement je les utilise pour vivre car j’ai commencé à investir en 2012 mais depuis 2016 -donc de 2012 à 2016 je réinvestissais les dividendes- je les utilise pour vivre. C’est comme ça que je vis des dividendes.

MARC – Alors tout ça, toute cette gestion des dividendes, trouver des actions acheter et vendre à tel ou tel moment, ça prend combien de temps globalement par mois, par semaine ?

BERTRAND – Réellement ce qui m’a pris le plus de temps c’est la formation, c’est d’apprendre la méthode et comment prendre les bons outils, comment apprendre à bien juger les actions. Cette partie m’a pris 6 mois, et au début je me suis planté, je me suis reformé cela m’avais donc pris beaucoup de temps. Une fois cette étape passée, ça ne prend plus du tout de temps, globalement je dirais une heure par semaine et ça encore, c’est l’un des gros avantages de cette méthode c’est que ça ne prend pas beaucoup de temps et c’est très facile …

MARC – …c’est vraiment passif…

BERTRAND -…c’est facile et ce n’est pas en passant plus de temps à chercher les petites pépites que vont augmenter les revenus… quand on sait où on va, on sait pourquoi on achète les actions, on n’a finalement pas tant d’actions que ça, une cinquantaine voire une centaine. Dans ma formation pour devenir rentier, j’ai une sélection de 50 bonnes actions à dividendes après, on n’a pas besoin de chercher ailleurs, voilà pourquoi ça ne prend pas beaucoup de temps et c’est là où c’est assez extraordinaire, c’est une méthode qui n’exige quasiment pas de temps et génère des revenus en augmentation, passifs, automatiques et sans impôts, mais elle nécessite une formation au préalable et du temps d’apprentissage pour la dominer.

MARC – Par rapport justement aux formations potentielles, t’as écrit un livre qui reprend un peu cette méthode pour devenir rentier, c’est ça ?

BERTRAND – Non, j’ai écrit un livre sur l’investissement dans les dividendes qui s’appelle “gagner en bourse grâce aux dividendes“, que je vais même t’offrir, donc voilà ça c’est mon livre “gagner en bourse grâce aux dividendes“ voilà je te l’offre. C’est un livre qui explique pourquoi l’investissement dans les dividendes est un investissement rentable, profitable, etc. après pour aller plus loin et savoir comment investir pour être rentier et pour gagner un revenu passif automatique, j’ai une formation qui est un peu plus développée que ça, mais globalement le livre donne tous les fondamentaux entre guillemets de l’investissement dans les dividendes et ça marche pas mal c’est dans le top 10 des ventes sur AMAZON.

MARC – Ok, c’est super ! Je mettrai le lien en dessous de la vidéo comme ça vous pourrez aller voir ce que c’est et puis merci beaucoup Bertrand.

BERTRAND – je t’en prie.

MARC – Moi je vais passer les prochains jours à lire ton livre et on se retrouve une prochaine fois.

BERTRAND – Merci beaucoup.

MARC – A bientôt, au revoir.

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